mercredi,12 août 2020
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Gabon : plusieurs proches de Justin Ndoundangoye, dont sa fille, menacés d’exécution

Ces révélations inquiétantes trouvent leur origine dans le communiqué de presse de maîtres Cédric Maguisset, Calvin Job et Rufin Nkoulou Ondo, avocats de Justin Ndoundangoye incarcéré dans le cadre de l’Opération Scorpion. Lesdits conseils dénoncent entre autres des violences sexuelles ainsi que des ménaces des agresseurs de leur client qui lui ont promis d’exécuter ses proches si d’aventure il rompait le silence sur les traitements inhumains dont il est victime.  

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Après Christian Patrichi Tanasa qui aurait été agressé sexuellement selon son avocat Anges Kevin Nzigou, qui à la faveur d’une conférence de presse s’est indigné du  traitement que subirait au quotidien son client, ancien Administrateur directeur général de Gabon Oil Company, à la prison centrale de Libreville, maîtres Cédric Maguisset, Calvin Job et Rufin Nkoulou Ondo avocat de Justin Ndoundangoye se sont eux aussi fendus d’un communiqué dénonçant des traitements similaires, à savoir des sévices corporels et sexeuls, « inhumains et dégradants » d’une particulière violence. 

Selon le récit rendu public par ses avocats, des commandos se seraient introduits dans la cellule de Justin Ndoundangoye et « lui ont administré plus d’une quinzaine de coups de fouet tout en lui indiquant qu’il avait insulté le Président, lui demandant s’il connaissait le pouvoir. Ils lui ont demandé de se lever, l’ont pris en photo de dos, lui ont administré 3 coups de fouet, l’ont remis au sol sur le dos en lui administrant des coups dans les parties intimes, puis l’ont remis sur le dos lui ont administré des coups dans les parties intimes et des coups de poing à l’épaule ». 

Au-delà de ces actes d’une extrême barbarie, le plus grave, reste ces menaces de mort qui auraient été proférées à l’encontre de l’ex-tout puissant ministre des Transports et des Travaux publics dénoncés par les avocats du député. « Ils l’ont remis à genoux les mains dans le dos, pris en photo en lui intimant l’ordre de ne ni informer ses àvocats, ni ses amis sur facebook. S’il venait à désobéir, ils exécuteraient son grand frère policier, les dames qui lui rendent visite à la prison et sa fille »

Des faits qui, s’ils sont avérés, n’auront pour conséquences que de ternir davantage  l’image de la justice gabonaise et de révéler le non-respect par les autorités judiciaires et pénitentiaires des conventions internationaux tels que la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (DDHC), les pactes de 1966 sur les libertés civiles et politiques, la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH), des textes qui ont tous valeur constitutionnelle depuis la décision n°01/CC du 28 février 1992 au terme de laquelle le préambule de la Constitution a été solennellement consacré avec la Constitution « bloc de constitutionnalité ».

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Mouss Gmt
Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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