Gabon: plus de 226 milliards de créances bancaires en souffrance

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Ayant atteint un chiffre colossal en Septembre 2017, d’un peu plus de 226,1 milliards de Fcfa, les créances bancaires en souffrance au Gabon, sont en hausse de près de 22% selon les informations de l’agence ecofin. Le secteur bancaire gabonais, ne parvenant pas à juguler la dégradation de son portefeuille crédit.

Alors qu’il représentait un peu moins de 180 milliards de Fcfa en Septembre 2016, l’encours des créances bancaires en souffrance du secteur bancaire gabonais, a atteint un pic de 226,1 milliards de Fcfa au mois de septembre 2017. La cause principale de cette augmentation, étant la dégradation du portefeuille crédit.

Le pays qui est en proie à d’énormes difficultés, a donc vu son secteur bancaire, connaître une augmentation du montant de ses créances en souffrance, et ce, malgré les 114,6 milliards de Fcfa de provisions apportées sur cette période. L’une des causes probables de cette hausse, est l’augmentation des prêts bruts à l’économie qui sont passés de 72,8% en 2016, à 75% en 2017, mais aussi la baisse de ses ressources.

Provoquées par un net repli des dépôts bancaires, notamment des entreprises publiques et privées, qui ont chutées respectivement de 17,4% et de 10% en 2017, mais aussi des non-résidents, dont le volume a chuté de 39,2%, cette baisse des ressources, n’a donc pas permis de contenir l’augmentation des créances bancaires en souffrance, et ce malgré les efforts consentis dans la Plan de Relance de l’Économie.  

De nombreuses mesures sont entrain d’être prises pour réduire l’asymétrie d’informations dans ce secteur, notamment la création d’un crédit bureau et d’un registre des clients de banques nous apprend le site en ligne, même si des analystes estiment que le problème se situe plutôt au niveau de la mauvaise foi des créanciers.

Déjà en plein doute, le secteur bancaire gabonais, dont la rentabilité n’est pas très attractive pour les investisseurs privés, devra donc se doter de meilleurs outils et atouts pour redonner confiance à un secteur d’activité vital à l’économie du pays.

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