Gabon: le PLC accuse une justice partisane et réaffirme son soutien à Dynamique unitaire

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Le secrétaire exécutif du PLC, Anges Kevin Nzigou © D.R.

Le Parti Pour le Changement (PLC) s’invite au soutien des acteurs de la société civile menacés d’arrestations ou incarcérés. Mieux, dans un communiqué daté de ce lundi 15 juillet 2019 le PLC accuse la justice gabonaise d’être partisane et réaffirme son soutien à Dynamique unitaire. Le parti de l’opposition est convaincu que le débat sur la santé d’Ali Bongo Ondimba sera clos après a déclaration de la vacance du pouvoir.



La peur a changé de camp, entend-on dire ces derniers temps dans les discussions entre Gabonais. Depuis la semaine dernière, des leaders de la société civile et de l’opposition sont interpellés ou emprisonnés. Face à cette vague d’arrestations, le parti de l’opposition Pour Le Changement (PLC) s’est indigné des méthodes des forces de l’ordre qui n’ont pas daigné rendre publics les motifs de l’arrestation des membres de Dynamique unitaire (DU).

Le parti d’opposition estime que cette répression est déployée pour tenter de faire oublier ce qui a encouragé et nourri ces soupçons, en l’occurrence « la sortie du ministre de la Justice suite à l’opinion exprimée du président de Dynamique unitaire sur la situation née de l’obscurantisme entretenue sur l’état de santé d’Ali Bongo ».

Pour le PLC la suspicion et les supputations autour de la mort « supposée » d’Ali Bongo Ondimba sont entretenues par « le mensonge d’Etat originel relayé par la Présidence et consacré par le gouvernement ». Par ailleurs, le secrétaire exécutif du PLC, Anges Kevin Nzigou, affirme que le ministre de la Justice, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou a pris fait et cause pour les responsables de cette vague d’arrestations des leaders de la société civile. 

« Le ministre de la justice qui feint aujourd’hui de voir dans l’expression de l’opinion syndicale, l’élément moral d’une infraction volontaire, reste inactif face aux multiples violations des droits humains et les détentions illégales et arbitraires dont s’est d’ailleurs fait écho le syndicat des magistrats », a-t-il déclaré.

Le parti de l’opposition persiste et signe en réaffirmant sa solidarité avec la confédération Dynamique unitaire et l’ensemble de ses membres. Il exige cependant que soit respectés les procédures pénales tout en tenant compte du cadre et de la qualité des acteurs en cause. Pour le PLC, tant que la déclaration de la vacance du pouvoir ne sera pas effective, le débat autour de la santé du président de la République ne pourra être définitivement clos.

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