dimanche,20 septembre 2020
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Gabon: Pascal Oyougou, prisonnier et oublié

Pascal Oyougou paiet-il en réalité sa proximité avec Jean ping, opposant et candidat malheureux à l’élection présidentielle d’août 2016 ? C’est la question pertinente que se pose l’opinion au regard de la tournure que prend l’affaire de l’incarcération en 2017 de ce natif du Haut-Ogooué. 4 ans après, cet homme politique croupit toujours dans les geôles de la Prison centrale sans procès et sans preuve manifeste justifiant sa présence à « Sans famille ». 

Interpellé le 8 septembre 2017 par les éléments de la Direction générale des Recherches (DGR) aux motifs qu’il détenait « un plan de destabilisation du Gabon » aux dires de nos confrères de L’Aube dans la parution de ce mardi 18 août 2020, Pascal Oyougou n’a jamais été confronté aux faits qui lui sont reprochés. « Le temps qui passe met en lumière une supercherie judiciaire visant à mettre sous l’éteignoir un homme gênant voire très gênant pour le pouvoir en place », a-t-on pu lire dans les colonnes du confrère. 

Et au média d’ajouter, « l’instruction judiciaire est aujourd’hui au point mort et ce père de famille croupit arbitrairement et illégalement dans les geôles de Sans famille ». Une incongruité du point de vue des textes et de lois qui pourtant encadrent de façon claire la détention préventive au Gabon. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, pour commencer, laquelle fait partie intégrante du bloc de constitutionnalité gabonais, enseigne pourtant que « Tout homme est déclaré innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable ».   

A ce qu’il semble pour le régime gabonais, Pascal Oyougou serait coupable au regard du traitement dont il fait l’objet mais à lumière surtout de la teneur de l’instruction judiciaire qui est tout sauf légale, il n’en serait rien. En matière criminelle, « la durée de la détention préventive ne peut excéder un an ». 

Le juge d’instruction peut demander à la chambre d’accusation que soit prolongée la durée de la détention ; mais cette prolongation « ne peut excéder six mois ». Ce qui revient à dire qu’en matière de crime, et tel qu’est rédigé le texte, la durée maximale de la détention préventive ne peut excéder dix-huit mois, or Pacal Oyougou est en prison depuis bientôt 4 ans.  

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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