Gabon: ouverture d’une enquête sur la présence d’un commando français à Libreville

Carrefour Rio, Libreville © D.R

L’information avait fait grand bruit dans l’opinion et avait suscité des interrogations sur ce qui se passait au sein de la présidence de la République. Avec la tentative de coup d’Etat du 7 janvier dernier précédée de la présence de plusieurs membres des forces spéciales françaises à Libreville, les autorités de l’Hexagone semblent ne pas vouloir laisser planer le doute sur leur intention, pour ce faire ils viennent d’ouvrir une enquête pour faire la lumière sur cette mission pour le moins inopportune.

GABON LIBREVILLE

En effet, c’est dans sa parution n°791 que le journal confidentiel La Lettre du continent avait révélé le sejour suspect  d’anciens agents du Service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) commandé semble-t-il par l’ancien sous-officier du 8e RPIMa Stephan Privat. Cette présence avait d’ailleurs contraint le patron du renseignement gabonais, Frédéric Bongo, a ouvrir une enquête et garder le chef présumé de ce commando français durant deux jours au B2 avant de le relâcher.

Coïncidence ou pas, le 7 janvier quelques éléments des forces de défense lançaient sur les ondes de Radio Gabon un appel au soulèvement à l’armée et aux populations. « Les putschistes étaient en effet issus de la compagnie d’honneur de la Garde républicaine (GR). Or l’un des buts avoués des ex-militaires français qui ont séjourné incognito à Libreville était précisément de mener un audit sur le rôle de cette garde et, plus largement sur la sécurité des bâtiments de la présidence et du gouvernement », relèvent nos confrères.

La Lettre du Continent note d’ailleurs que le commando travaillait pour des responsables locaux en l’occurrence le porte-parole de la présidence Ike Ngouoni Aila Oyouomi, que le chef de ce groupe avait rencontré le directeur de cabinet du président Brice Laccruche Alihanga mais également Noureddin Bongo le fils aîné du chef de l’Etat.

Face à tous ces éléments qui ne manquent pas de susciter des questionnements, et pour démêler le noeud de cette affaire, la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) française a été chargée la semaine dernière de mener des investigations rigoureuses sur cette opération.

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