Gabon: où sont passés les cliniques mobiles objet du tapage médiatique du gouvernement ?

C’est la question qui taraude les esprits depuis près de 7 mois, date du lancement des premières cliniques mobiles dans le 1er arrondissement de la commune d’Akanda. En effet, depuis la fin de cette opération fortement médiatisée le mystère plane sur la destination qu’aurait pris ce matériel roulant mise à disposition par le gouvernement pour combler les disparités constatées entre les provinces en termes d’infrastructures sanitaires et palier les difficultés d’accès aux soins des populations vivant dans les zones extrêmement reculées. 


C’est lors de son discours à la nation du 31 décembre 2017, que le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, avait annoncé la création des cliniques mobiles. Elles avaient pour ambition d’amener l’hôpital au plus près des populations vivant dans les zones les plus reculés du Gabon. Une promesse qui sera d’ailleurs matérialisée près d’un après. 

En effet, le 11 septembre 2018, le ministre en charge de la Santé de l’époque Denise Mekam’ne réceptionnera, les quatre premières cliniques mobiles sur la vingtaine commandée. Ces camions à conteneurs médicalisés de type 4X4, disposent d’équipements nécessaires pour réaliser des soins d’urgence et de base. Ils sont pourvus d’un espace de consultation, une table d’examen gynécologique, un mini-laboratoire, du matériel ophtalmologique et des médicaments de première nécessité.

Dans la droite ligne de la concrétisation de cette promesse présidentielle, les cliniques mobiles seront déployées lors d’une opération au Cap Estérias. Cette opération médicale rondement menée par 52 professionels de la santé de la santé militaire sous la houlette du médecin général inspecteur Romain Tchoua prendra fin le 5 janvier 2019. 

Sauf qu’après cette date plus rien. En effet, comme par magie lesdites cliniques mobiles ont depuis lors disparu de la circulation. Une disparition qui prête le flanc à toute forme d’interprétation au sein de l’opinion, les plus alarmistes parlant même de détournement de ce matériel pour semble t-il les utiliser à des fins électoralistes le moment propice. Une situation préoccupante et qui est accentué par le silence pour le moins coupable du gouvernement. 

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