vendredi,25 septembre 2020
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Gabon: Otandault suggère la mise en oeuvre d’une «stratégie planifiée d’investissement dans les infrastructures»

S’il souscrit à l’idée d’une annulation de la dette institutionnelle qui permettra de dégager une marge budgétaire pour permettre aux économies africaines de supporter le contre-coup de la crise économico-sanitaire liée au Covid-19 et à la chute du prix du baril de pétrole sur le marché international, l’expert comptable Jean Fidèle Otandault évoque dans une interview accordée au Magazine de l’Afrique le 1er mai dernier les actions prioritaires à mettre en oeuvre pour permettre aux Etats de poursuivre leur politique de développement. 

Pour cet expert-comptable, si les efforts de chaque gouvernement vont dans le sens de contenir la propagation de la pandémie, il est nécessaire de réfléchir à l’après Covid-19. A cet effet, Jean Fidèle Otandault a relevé que la priorité serait de mettre en place une véritable « stratégie planifiée d’investissement dans les infrastructures »

Cette option permettra d’une part, d’engendrer de l’emploi et relancer la consommation, mais le « développement des infrastructures permettra aussi de dynamiser le commerce international et intra-africain et ainsi de permettre une relance économique ». « La pandémie actuelle nous montre que les États ne peuvent pas faire l’impasse sur les investissements dans les infrastructures, notamment sanitaires. Elle nous montre aussi l’importance d’établir des plans nationaux pour une industrialisation répartie sur l’ensemble des territoires africains », a relevé ce commissaire aux comptes. 

Ainsi, selon Jean Fidèle Otandault la stratégie budgétaire à adopter pourrait être « la règle des 80/20 » pour l’affectation des investissements publics. « Prenons le budget global d’investissements d’un pays. Le gouvernement doit s’engager à affecter chaque année, pendant trois ans,  80% de ce budget à trois secteurs jugés prioritaires notamment la santé, l’éducation et l’agriculture », a-t-il expliqué. 

Dans le même ordre d’idées, il explique qu’au-delà de la demande d’annulation de la dette institutionnelle, les gouvernements doivent s’atteler à accroître le paiement de la dette intérieure. Ainsi, cette mesure devrait bénéficier prioritairement « aux petites et moyennes entreprises qui créent des emplois et qui réinvestissent leurs bénéfices dans nos pays ». Toutefois, Jean Fidèle Otandault note qu’il est nécessaire d’éviter que  l’apurement de la dette intérieure n’aboutisse à une sortie rapide des fonds, car elle constitue une menace immédiate pour nos réserves en devises.

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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