dimanche,20 septembre 2020
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Gabon: Ossouka Raponda attendue devant la commission de lutte contre l’enrichissement illicite

Nommée le jeudi 16 juillet 2020 en qualité de Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda devrait se conformer à la loi en matière de déclaration de biens dès sa prise de fonction qui doit être actée par sa prestation de serment devant le président de la République. Une obligation vis-à-vis de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) qui rentre dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre les détournements de biens publics. 

Si l’ancien chef du gouvernement Julien Nkoghe Bekale s’était plié, tardivement à cet exercice, l’opinion attend de son successeur, l’accomplissement de cette obligation légale dès sa prise de fonction. En effet, cette obligation émane de l’article 5 nouveau de la loi n°002/2003 du 17 mai 2003 qui dispose que « tout dépositaire de l’Etat est astreint à l’obligation d’établir une déclaration de ses biens avant son entrée en fonction, tous les trois ans  pendant la durée de celle-ci et au moment de la cessation de ladite fonction ». 

Détenteur de l’autorité de l’Etat, et donc susceptible d’être tentée par le fléau du détournement, Rose Christiane Ossouka Raponda se doit de déclarer son patrimoine actuel devant la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite. Cette disposition ne concerne pas que le Premier ministre, les autres membres du gouvernement doivent s’y conformer, y compris ceux qui avaient volontairement esquivé cette procédure. 

Au moment où l’exécutif prône plus d’orthodoxie dans la gestion de la chose publique, visible avec l’audition à la CNLCEI de plusieurs responsables dans le cadre de la gestion de la pandémie à Covid-19, Rose Ossouka Raponda doit plus que jamais faire preuve de rigueur et imprimer sa marque, elle dont on sait qu’elle est une femme de poigne. 

A contrario, il faudrait rappeler que les personnes qui contreviendraient aux dispositions de l’article 5 de la loi n°002/2003 du 17 Mai 2003 c’est-à-dire qui refuseraient de déclarer leurs biens, seront non seulement démis d’office de l’emploi ou de la charge qu’elles occupent, mais aussi une condamnation à une amende, à la confiscation desdits biens ou encore à l’emprisonnement.  

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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