Gabon : Orabank, la banque par laquelle les détournements à la Sogara s’opéraient

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Agence Orabank © D.R.

Scandale financier de grande ampleur impliquant de nombreuses personnalités au sommet de l’Etat, « l’opération scorpion » vient de livrer de nouveaux éléments sur les mécanismes et les acteurs au coeur de ces détournements massifs. Ainsi, comme le rapporte le quotidien L’Union dans sa livraison de ce mardi 14 janvier 2020, pas moins de 60 milliards de FCFA  de « virements non identifiés », auraient transité par le compte Orabank de la Société gabonaise de raffinage (Sogara).


Orabank Gabon au coeur du vaste scandale de détournements à la Société nationale des hydrocarbures (GOC) et à la Société gabonaise de raffinage (Sogara)? C’est la question qui se pose à la lecture des nouvelles révélations du quotidien L’Union ce mardi 14 janvier 2020, et qui apportent de nouveaux éléments sur les mécanismes et les acteurs de cette machination. 

En effet, selon les éléments relayés par nos confrères, la filiale gabonaise de la banque panafricaine dans laquelle est domicilié le compte de la Sogara, aurait servi à effectuer pas moins de 43 virements bancaires « non identifiés », dont la valeur globale se situe autour de 61 milliards de FCFA. Cette somme qui trouve son origine dans les mouvements de compte de la raffinerie et dont la destination reste inconnue, aurait donc transité par Orabank Gabon. 

Joint par la rédaction de Gabon Media Time, la direction de la communication d’Orabank Gabon n’a pas souhaité s’exprimer pour le moment. Or, au regard de la gravité des faits et de l’importance du montant mis en exergue, difficile de croire que la direction de la banque qui affiche de grandes ambitions pour l’année 2020 après une année 2019 « dynamique », ignorait l’origine de ces fonds mêlés à ce scandale aux allures de blanchiment de capitaux. 

Soulignant à la fois la boulimie des personnalités au coeur de ces détournements et la faiblesse voire la passivité des institutions censées garantir la traçabilité des finances publiques, ce nouveau coup de butoir met à mal le climat des affaires dans notre pays, tout en soulignant « la vulnérabilité du Gabon au phénomène du blanchiment des capitaux » déjà relevé par le Groupe d’action contre le blanchiment de capitaux en Afrique centrale (Gabac). 

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