Gabon : Nkoghe Bekale reconnaît l’échec de l’ANGTI, agence phare du PSGE d’Ali Bongo

Ali Bongo Ondimba
Ali Bongo Ondimba et le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale le jeudi 05 décembre 2019 © D.R.

Créée au lendemain de l’accession à la magistrature suprême d’Ali Bongo Ondimba, l’Agence nationale des grands travaux (ANGT) devenue Agence nationale des grands travaux d’infrastructures (ANGTI) présentée à l’opinion comme le pilier du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE), est en passe d’être disloquée par le gouvernement. C’est ce qui ressort de la déclaration de politique générale du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, qui a annoncé le retrait à ladite Agence, du volet réalisation d’infrastructures, pour ne lui concéder que la partie étude de projets. 


Au cours de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Chef du gouvernement a souligné ce qu’il considère comme les points d’ancrage de sa stratégie pour l’année 2020. S’il a mis l’accent sur les investissements notamment dans le domaine des infrastructures, Julien Nkoghe Bekale a insidieusement reconnu l’echec de l’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures (ANGTI) dans la mise en oeuvre de la politique de développement du pays. 

En annonçant la volonté du gouvernement de « recentrer l’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures (ANGTI) dans ses missions classiques de Bureau d’études et de contrôle », le Premier ministre a avoué l’échec de cette Agence présentée à l’opinion comme le pilier du Plan stratégique Gabon émergent. Au coeur de nombreux projets d’infrastructures principalement dans le domaine routier, l’Agence « supra étatique » créée en 2015, n’aura pour ainsi dire, jamais répondu aux attentes des populations et des pouvoirs publics. 

Bras séculier de l’État gabonais en matière de gestion, de construction et d’entretien d’infrastructures, l’Agence qui a longtemps brillé par son innactivité, semble donc, comme d’autres Agences se diriger tout droit vers la fermeture, étant entendu que le gouvernement entend redonner vie aux subdivisions des Travaux publics, à travers une enveloppe de 135 milliards de FCFA. 

Si le premier ministre a indiqué que « cette importante réforme permettra au gouvernement de constituer une banque de projets disposant d’études fiables, et de réduire les délais d’exécution », il a surtout signé à demimots, l’acte de décès d’une Agence dont le président de la République Ali Bongo Ondimba fut président du Conseil d’administration. 

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