Gabon: Ngouma Iniva Frédérick, entre amour des mots et passion du scrabble

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A droite, Ngouma Iniva Frédérick lors du Championnat de France scrabble classique 2018 © D.R.

Championne nationale des jeunes en 2012 au Gabon, Ngouma Iniva Frédérick est une amoureuse des mots depuis l’âge de neuf ans. Aujourd’hui âgée de 25 ans, cette étudiante en  comptabilité et gestion à l’IFC de Perpignan, participera pour la 3ème fois au championnat du monde de scrabble à La Rochelle du 19 au 26 juillet 2019, sous les couleurs du Gabon. Portrait.



De prime abord, elle est accessible. Ngouma Iniva Frédérick a accepté de se livrer à Gabon Media Time sans se poser de question. Si les « voyages forment la jeunesse », les mots, eux, ouvrent l’esprit. C’est en regardant son oncle et ses tantes jouer des parties de Scrabble que naît son amour pour les mots. Elle n’a alors que 9 ans à cette époque et vit au Gabon.

« Mon goût pour les mots a commencé à l’âge de 9 ans. Je regardais mes tantes et mon oncle jouer au scrabble et ça m’intéressait énormément. J’ai donc commencé à regarder comment ils jouaient et à demander à ce qu’on m’apprenne les règles du jeu. Ensuite, j’ai voulu jouer et ils m’ont appris. Depuis cet âge, je me suis mise à jouer au Scrabble et je n’ai jamais perdu le virus », confie-t-elle avec enthousiasme.

Cette passionnée de jeux de société participe à son premier championnat national de scrabble en 2012, qu’elle remporte haut la main, dans la catégorie jeune. La même année, elle se qualifie pour le championnat du monde à Montauban. Installée en France depuis 2015, elle remporte également les 5èmes séries au championnat départemental en 2018, et gagne le championnat promotion duplicate à Vichy, pour ne citer que ces titres.

Gabon Gabonmediatime 13 (12) est pleine d’ambition. La 48ème édition du championnat du monde de scrabble francophone est l’occasion de prouver sa détermination à donner le meilleur d’elle-même, mais elle reste humble. « J’aimerais faire mieux que les championnats précédents, me donner à fond pour avoir la première place au classique, mais ce sera dur car il y aura presque tous les meilleurs joueurs du monde. Mais on se battra pour obtenir de bons résultats », confie-t-elle.

Son regard sur le scrabble au Gabon est plein d’espoir. Pour la jeune pousse de la délégation gabonaise, les femmes ont leur place dans cette discipline. « Dans le cas du Gabon, il faut simplement que le scrabble scolaire devienne une réalité. Les jeunes filles sont plus assidues par rapport aux garçons, donc je ne doute pas que le développement du scrabble scolaire entraîne l’arrivée d’une armada de filles. Je pense aussi que le fait de voir des filles ou des femmes impliquées dans le scrabble de compétition va avoir pour effet de stimuler les jeunes », conclut-elle.

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