Gabon: le mouvement Nouvelle Attitude en guerre contre la corruption

Une vue des participants lors de la Journée internationale de la lutte contre la corruption © D.R

Le samedi 8 décembre 2018, le mouvement Nouvelle attitude du Dr  Ytou-Y-Maganga a, en marge de la journée internationale de la lutte contre la corruption, organisé un débat autour de ce phénomène qui n’épargne pas le Gabon. Au cours de cette cérémonie qui s’est déroulée au siège de l’American Corner au quartier Glass, il était question de sensibiliser le public à travers la projection du film la République des Corrompus et de discuter des moyens d’endiguer ce fléau.



A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la lutte contre la corruption, le mouvement nouvelle attitude de Ytou-Y-Maganga  a tenu à marquer de son empreinte cet événement. A cet effet, l’ancienne candidate aux élections législatives d’octobre dernier et les siens ont joué leur partition en organisant une conférence débat sur la corruption, agrémentée par la projection du film la République des Corrompus qui met en lumière la pratique de ce phénomène dangereux. Cet événement avait pour objectif d’élargir la réflexion sur cette question auprès de tous les partenaires sociaux.

Consciente de ce que la corruption est à l’origine de l’essentiel des maux dont souffre le berceau de l’humanité, il serait souhaitable que les Africains se mobilisent fortement pour éradiquer ce phénomène qui ne contribue pas à son essor.  «Aujourd’hui, toutes les difficultés que nous pouvons avoir en Afrique, tout le monde en est conscient, a comme cause la corruption. je nous invite à nous mobiliser pour l’intégrité. Et pour se mobiliser, il faut d’abord faire le bilan. Savoir exactement ce que c’est que la corruption», a déclaré Ytou-Y-Maganga.

Intervenant à son tour en tant que conférencier et expert ONUDC anti-corruption le professeur Mike Moukala Ndoumou a reconnu que la corruption a pris de l’ampleur au Gabon, malgré les mécanismes mis en place par les autorités pour y faire face. Il a par ailleurs indiqué que le pays est toujours classé parmi les Etats les plus corrompus du globe.

En outre, le Maître de conférence en Epistémologie a indiqué que cette mobilisation est d’autant plus importante car la corruption est un phénomène endémique au Gabon qui se traduit par des actes tels que les pots-de-vin, le Coca, les dessous de table, le favoritisme, les détournements. Cependant, il n’est pas impossible d’éradiquer ce mal qui participe au sous-développement des pays africains.

« J’ai souvent dit que la corruption n’est pas quelque chose qui s’installe indéfiniment. Il y a des pays qui aujourd’hui occupent la 6e ou la 7e place des pays les moins corrompus qui étaient très corrompus, il y a des années, et qui à travers la lutte ont pu augmenter de plusieurs rangs parmi les pays les moins corrompus. C’est l’exemple de Singapour. Autour des années 80, c’était l’un des pays les plus corrompus. Aujourd’hui, la lutte a fait en sorte qu’il soit parmi les pays les moins corrompus», a déclaré Mike Moukala Ndoumou.

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