mardi,14 juillet 2020
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Gabon: mort mystérieuse d’un présumé dealer de chanvre à la prison centrale

Cedric Apedo,  la vingtaine révolue, a mystérieusement trouvé la mort à la prison centrale de Libreville le dimanche 17 mai 2020. Selon une source familiale, les 8 agents venus l’interpeller le mardi 12 mai dernier à 4 heures du matin à son domicile, auraient prétendu n’avoir jamais porté main sur le regretté présumé vendeur de chanvre indien, dans le même temps, les agents pénitenciers formels, disent que la victime n’aurait subi aucune violence dans les locaux de la prison.  Mais que s’est-il réellement passé ? Récit. 

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Les faits auraient eu lieu le mardi 12 mai 2020 au quartier Alibandeng dans le 1er arrondissement de Libreville. La famille Apedo est endormie quand ils entendent des coups à leur porte. David Apedo, le fils aîné, serait sorti pour s’en quérir de la situation. C’est à ce moment qu’il se rend compte que ce sont des agents. 8 agents de la police judiciaire en tout, armés jusqu’aux dents, précise-t-il.

L’un d’entre eux aurait ainsi demandé à David Apedo de se présenter. Après s’être exécuté, les agents auraient unanimement rétorqué « c’est pas lui ». Quelques instants après le petit frère Cédric Apedo sort à son tour constater les raisons du vacarme dans le salon. Une fois dans la pièce, les agents de la police judiciaire se jettent comme des furies sur ce dernier pour le neutraliser, sous les regards médusés des géniteurs et du frère aîné visiblement impuissants et tétanisés  par ce qui se passe sans rien comprendre dans le fond. Nonobstant cet état émotionnel, qui questionnant les agents sur les raisons de leur descente, sera surpris de ce qu’un agent aurait murmuré « C’est un petit comme ça ? ». 

S’ensuivit dans la foulée une perquisition de la chambre de Cedric Apedo par lesdits agents. Une démarche qui va s’avérer infructueuse puisqu’ils en ressortiront bredouille. Toutefois cedric Apedo sera interpellé et conduit immédiatement dans les locaux de la police judiciaire sis au Komo. Malgré le refus manifeste et incompréhensible de communiquer de la part des agents, la famille décide tout naturellement de les suivre. Une fois  au komo,, l’enquêteur aurait révélé que le jeune homme fait l’objet d’une plainte non sans indiquer l’identité du plaignant. 

 « Nous avons tenté de le voir pour lui apporter à manger et des vêtements mais on nous a refusé tout contact avec lui », a indiqué une source familiale. La même source précise que l’enquêteur avait indiqué à la famille qu’il fallait verser une forme de caution avant que le délai de la garde-à-vue n’expire. La somme aurait été trouvée par la maman du détenu. Sauf que la même personne déclinera finalement l’arrangement en informant que le présumé dealer sera finalement déféré devant le parquet de Libreville. 

C’est ainsi que le vendredi 15 mai 2020, Cédric Apedo aurait été déféré devant le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville. Après audition, il a été placé en détention préventive le même jour. Une fois, derrière les barreaux, la famille révèle avoir été interdit de voir Cédric Apedo sous prétexte de mesures de prévention contre la Covid-19. Seuls les vivres pouvant lui parvenir. 

Le dimanche 17 mai 2020, David Apedo s’y est rendu pour déposer de la nourriture à son cadet. Aux alentours de 19 heures, David Apedo reçoit un appel des agents pénitentiaires lui annonçant le décès de son petit frère. Le lendemain la famille se rend à la prison centrale à 8 heures pour identifier le corps. Ce n’est qu’à 11 heures sensiblement après une longue discussion, que la famille sera autorisée à procéder à l’identification du cadavre. La source familiale nous a révélé que « le corps de Cédric présente des traces des violence, une visage tuméfié et  ses parties génitales enflées et visiblement éclatées », a-t-elle déclaré à Gabon Media Time lors d’un entretien téléphonique. Alors Bavure policière ou violence manifestes des gardes pénitenciers ?. Aucune version pour le moment ne nous permet de délier le vrai du faux. Une enquête avait été ouverte. 

 Nous y reviendrons ! 

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