Gabon: la mise en oeuvre de la REDD+ au coeur d’un forum national

Photo de famille lors du forum national sur l’état des lieux et le processus de mise en œuvre de la REDD+ © D.R

Ce samedi 30 mars s’est déroulé au Conseil économique social et environnemental (CESE) le forum national d’information des acteurs de la société civile gabonaise sur l’état des lieux et le processus de mise en œuvre de la Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation (REDD+). Il était question lors de cette rencontre d’offrir les rudiments adéquats nécessaires à une plus grande implication des associations, organisations non gouvernementales et communautés autochtones dans la concrétisation de ce projet.

Organisé par L’Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA), section Gabon, le Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (ROSCEVAC) et l’Union des forestiers industriels du Gabon et aménagistes (UFIGA) grâce à l’appui financier de la Banque Mondiale, ce Forum national s’inscrit dans le cadre du Programme panafricain de renforcement des capacités en matière de la REDD+.

Ainsi, lors de cette rencontre qui a réuni des experts de la question environnemental, il était question de sensibiliser et renforcer les capacités des acteurs non étatiques et autres parties prenantes du Gabon engagées dans la lutte contre les changements climatiques. Pour le vice-président du CESE Nicaise Moulombi, institution qui parrainait ce forum national, l’intervention des différents experts invités a permis de mieux cerner la question du changement climatique et son incidence sur la communauté.

« La société civile est désormais mieux outillée sur les mécanismes de mise en œuvre de la REDD+, dans la perspective d’une implication plus accrue des associations et ONG ainsi que les communautés autochtones », a-t-il indiqué. Il faut souligner que la mise en œuvre de ce projet permettra de renforcer l’efficacité et la mise en œuvre du Plan national d’affectation des terres (PNAT).

Ce plan devrait permettre d’améliorer les conditions d’existence des populations locales par la promotion d’un développement durable à faible empreinte écologique, la lutte contre les effets des changements climatiques et la transformation structurelle de l’écosystème forestier gabonais. « Par ce forum, la société civile veut montrer son implication active tout au long de ce processus », a déclaré au terme de la rencontre Fabrice N’tchango, coordonnateur de PACJA Gabon.

 

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