Le Gabon mis à l’index pour trafic d’êtres humains par les Etats-Unis

Ambassade des USA au Gabon © D.R

Il n’est un secret pour personne que depuis plusieurs années le Gabon peine à apporter une solution fiable à la problématique des crimes dits rituels et ce qu’il y a lieu de qualifier de trafic de personnes. Une situation qui était récemment au centre des échanges entre la présidente du Sénat Lucie Milebou-Mboussou  et l’ambassadeur des Etats-Unis au Gabon Joel Danies, ce dernier s’inquiétant de la position du pays jugé insatisfaisante dans le classement dans la lutte et la répression du trafic des personnes.

Cette position de mauvais élève, dans la lutte contre ce phénomène pourrait constituer, un élément défavorable pour le Gabon lors de la présentation au Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI). En effet, “le pays pourrait perdre le vote des Etats-Unis et d’autres Etats membres du bureau du FMI, dans le cadre de nouvelles sollicitations d’aides financières”.

Sur son compte Facebook, la présidente du Sénat a d’ailleurs attiré l’attention des plus hautes autorités sur « La note du Gabon (qui) se positionne au niveau 3, qui est le plus bas selon les critères du gouvernement américain ». Lors d’une rencontre avec le diplomate étasunien, ce dernier n’a pas manqué de présenter à Lucie Milebou-Mboussou le rapport du 9 juin 2018 sur le trafic des personnes, pour justifier ses inquiétudes.

Pour répondre à cette exigence, elle a convoqué ce 21 novembre à une réunion le ministre des Relations avec le Parlement, son collègue de la Justice et la ministre déléguée aux Affaires étrangères. « Il était question de faire le point sur les avancées concernant le plan d’action 2018-2019 sur la traite des personnes» au Gabon, a-t-elle relevé avant d’indiquer que « des efforts restent à faire pour éradiquer ce fléau ».

« S’il est vrai que le Gabon accuse un retard dans la mise en œuvre de son plan d’action, les membres du gouvernement nous ont assuré que des efforts concrets sont déployés par le Gabon. En effet, les responsables de ces trafics qui ont été arrêtés seront présentés devant la cour criminelle, pour ceux dont l’instruction est arrivée à terme, à partir du 10 décembre prochain », a assuré la présidente du Sénat. 

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