Gabon: Minlama Mintogo lance «Gabon nouveau départ» et appelle à un nouveau dialogue

Gabon Gabonmediatime Dieudonné Minlama Minto'o
Dieudonné Minlama Mintogo, président du parti d'Ensemble Pour la République (EPR) © D.R.

Le samedi 12 janvier dernier, le Président du Parti politique Ensemble pour la République (EPR) Dieudonné Minlama Mintogo a effectué une déclaration en présence des hommes et femmes des médias, à la chambre de commerce de Libreville. Au cours de son allocution, le premier responsable de cette formation politique a non seulement annoncé la création d’une nouvelle plateforme politique mais aussi appelé les forces vives de la Nation à un dialogue véritablement inclusif.

Durant son intervention, l’orateur a fait un bref exposé sur la situation que traverse le pays accentuée par l’absence prolongée du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba depuis le 24 octobre dernier à la suite d’un accident vasculaire cérébral en Arabie Saoudite. Toute chose qui selon lui a failli plonger le Gabon dans le chaos total lors de la tentative de coup d’État orchestrée par des soldats appartenant au Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS).

Aussi, le premier responsable d’EPR a présenté les maux dont souffre le Gabon à trois niveaux essentiels. En effet, sur le plan politique « depuis  2009 , je n’ai cessé de dire  que notre démocratie souffre de sa Constitution et de ses élections . Malgré   le dialogue d’Angondjé et les réformes apportées, la situation que nous vivons actuellement nous montre clairement que notre Constitution comporte encore plusieurs lacunes et limites. Aucune disposition Constitutionnelle  n’existe sur la gestion du pouvoir dans le cas d’une indisponibilité temporaire du Chef de l’Etat », at-il indiqué.

Au niveau social, l’intervenant a donné les principales raisons de la recrudescence des protestations des agents au sein de l’administration qui datent  plusieurs années. « Depuis 1990, le Gabon vit au rythme des grèves. Les différents cahiers de charges élaborés par les syndicats,  trouvent rarement satisfaction auprès du Gouvernement. Soit à cause du manque de ressources, soit à cause des choix stratégiques contraires à la volonté du corps social ou encore, à cause de l’apathie des dirigeants », a t-il déclaré.

Sur le plan économique, l’orateur a mis en exergue les conséquences des décisions de l’équipe gouvernementale  qui ont un impact négatif sur la population. « Les dernières mesures d’austérité annoncées par le Gouvernement, sans mesures d’accompagnement, n’ont fait que renforcer la situation de précarité dans laquelle vit la très grande majorité des  Gabonais », at-il indiqué avant d’ajouter que «L’arrêt  de recrutements à la Fonction Publique a créé un sentiment  de désespoir au sein de notre jeunesse. Nos jeunes diplômés vivent dans la hantise et le stress du chômage  ».

C’est donc au regard de tous ces manquements qui créent des frustrations dans la société gabonaise dont la principale conséquence est le fait que les filles et les fils d’un même pays  n’arrivent plus à se parler, que le Président d’Ensemble pour la République a appelé à une véritable nouvelle concertation nationale. « J’ai choisi non pas de descendre dans l’arène pour combattre ou m’allier à tel ou tel clan et renforcer les murs qui nous divisent et nous éloignent les uns des autres, mais de construire des ponts et passerelles qui nous unissent. Aussi , dans cette perspective je demande la tenue d’un dialogue national réellement inclusif », a déclaré Dieudonné Minlama Mintogo.

Laissez votre commentaire