lundi,21 septembre 2020
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Gabon: Minlama Mintogo demande au président de la République d’ordonner le retrait de la dépénalisation de l’homosexualité

C’est par le biais d’une déclaration parvenue à la rédaction de Gabon Media Time ce samedi 27 juin 2020, que le président d’Ensemble Pour la République a donné sa position sur le débat qui anime actuellement l’actualité gabonaise, à savoir la dépénalisation de l’homosexualité. Conscient de l’effet de cette initiative gouvernementale désormais votée, l’Assemblée nationale sur les populations, Dieudonné Minlama Mintogo a suggéré pour le bien de tous, que le président de la République prenne la décision de retirer cette dépénalisation pour éviter au pays de sombrer dans la violence et la stigmatisation. 

L’ancien candidat à l’élection présidentielle d’août 2016 se dit inquiet, inquiet depuis que le gouvernement, par l’initiative de son chef Julien Nkoghe Bekale a « saisi le parlement dans le but de retirer l’alinéa 5 de l’article 402 du Code Pénal ». Initiative qui depuis sa matérialisation par l’adoption en assemblée plénitude à seulement 48 voix pour et 24 contre, n’a eu pour effet que de plonger le pays dans « un puits de détresse, de colère, d’indignation, de frustration et de lamentation », a-t-il précisé. 

Dieudonné Minlama Mintogo qui voit et sait qu’une bonne partie du corps social, notamment des politiques, des religieux, des personnalités issues de la société civile, des citoyens lambda, réprouve cette pratique, a sollicité l’arbitrage du chef de l’Etat. « De tous les horizons, de toutes les ethnies , de toutes les religions, de tous les âges, et moi avec ; opposent un refus catégorique à cette démarche », a-t-il poursuivi. Raison pour laquelle il est important que le refus exprimé par ces populations soit autant considéré que pris en compte estime-t-il. 

Une prise en compte qui doit être manifeste du fait que le retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 du Code Pénal « touche les fondements de notre être , de notre culture, de notre histoire commune,  de nos croyances, de notre Constitution, de notre pays et de l’avenir de notre société », a-t-il reconnu. 

Compte tenu de toutes ces pesanteurs et pour éviter que cette démarche qui comporte « des risques de haine, de violence, de déchirures », n’entraîne le pays dans une spirale négative, le président de d’Ensemble Pour la République a appelé à l’arbitrage du chef de L’Etat en ces mots : « Je demande au Président de la République, garant de l’Unité de la  Nation  et de la stabilité du pays, Défenseur de nos us, de nos  Coutumes  et de nos traditions de ramener la Paix , la Sérénité , l’Unité et la Quiétude au sein du peuple gabonais en ordonnant le retrait du Projet de Loi querellé », a-t-il conclu.

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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