Gabon: ces ministères inutiles

Libreville © D.R

S’il y a bien une question qui taraude l’esprit des observateurs de la vie politico-économique gabonaise, au lendemain de l’annonce d’un nouveau gouvernement, c’est celle relative « à la taille » dudit gouvernement. Ainsi, le gouvernement Nkoghe Bekale récemment nommé, n’y fait pas exception. Avec 37 ministres, il a fait la part belle à certains ministères dont on pourrait aisément se passer.

Peut-on faire simple et efficace quand on doit se traîner des fardeaux souvent inutiles? Peut on faire des économies sans principes? Voilà deux questions, que doivent se poser certains observateurs de la vie politico-économique gabonaise. D’ailleurs, au regard des récents événements, ces questions paraissent légitimes.

Gabon: composition du gouvernement Nkoghe Bekale

En effet, en observant la composition du nouveau gouvernement, son obésité interpelle. En y regardant de plus près, on se rend compte que certains ministères sont relativement inutiles. C’est le cas notamment du ministère « des Relations avec les Institutions constitutionnelles et les Autorités administratives indépendantes » ou encore de celui « chargé du Suivi des réformes économiques et de la Planification du développement ».

Pour le premier cité, son rôle demeure assez flou tant son appellation est ambigue, pour le deuxième en revanche, il nous pousse à nous demander si le « ministère de l’Économie, de la Prospective et de la Programmation du développement » ne comptait pas suivre les réformes qu’il entreprend. On pourrait également y inclure le « ministère de l’Emploi, de la Jeunesse, de la Formation professionnelle, de l’Insertion et de la Réinsertion » etc.

Quoi qu’il en soit, si ces ministères nous interpellent de par leurs rôles et leurs attributions, il ne s’agit nullement de faire le procès des ministres. Néanmoins, quand on sait qu’un membre du gouvernement émarge à  plus de 58 millions de Fcfa annuel, sans compter primes diverses et autres services rattachés, la question qui nous préoccupe est purement économique, puisqu’on le rappelle « le pays est en crise » et il subit « une cure d’austérité ».

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