Gabon: Michel Menga sème le poison de la scission du RHM

Michel Menga M'Essone © GMT

Alors que s’approche inexorablement la tenue des élections législatives et locales, la tension semble être montée d’un cran entre l’actuel ministre de l’Habitat Michel Menga et ses anciens camarades du Rassemblement héritage et modernité (RHM). Pour cause l’ancien secrétaire général de ce parti a insidieusement décidé de faire acte de candidature au 1er siège du département de la Noya sous la bannière de cette formation politique alors qu’il est actuellement sous le coup d’une suspension.

Son entrée au gouvernement Issoze Ngondet III avait déjà suscité l’émoi au sein de sa formation politique, certains militants radicaux avaient même appelé à son exclusion, mais pour éviter une bataille juridique qui aurait causé de trop grands dégâts, le président du RHM Alexandre Barro Chambrier avait jugé utile de ne prononcer que la suspension de son ancien secrétaire général.

Sauf qu’aujourd’hui ce dernier semble résolu à semer le trouble dans les esprits des militants et sympathisants de ce parti membre de la Coalition pour la nouvelle République. Bénéficiant de l’aide précieuse du Centre gabonais des élections (CGE) qui a validé son dossier, il a présenté sa candidature aux prochaines élections législatives à Cocobeach flanquée du nom de son ancienne formation politique.

Une action qui démontrerait la volonté de l’actuel membre du gouvernement de non seulement saborder la crédibilité de ses anciens compagnons, mais aussi de provoquer une possible scission de ce parti. Selon certains observateurs, la position adoptée par l’homme de Cocobeach résulte de la nécessité pour lui d’assurer sa présence au gouvernement, ce qui passe par une victoire aux prochaines législatives.  

Du côté du Rassemblement héritage et modernité, ils n’attendent pas non plus se laisser conter. Dans un communiqué, le parti rappelle qu’il est le seul détenteur du récépissé n°923 délivré par le ministère de l’Intérieur et qu’à ce titre, la validation des candidatures ne peut être faite que par ses hautes instances dont la présidence est exercée par Alexandre Barro Chambrier.

Pour Héritage et modernité, les choses sont donc claires : Michel Menga n’est pas son candidat à l’élection législative au 1er siège du département de la Noya.

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