Gabon: Michel Menga dénonce la mauvaise foi des enseignants «sans postes budgétaires»

Le ministre de l’Education nationale chargé de la Formation civique, Michel Menga M'Essone lors de la rencontre avec les partenaires sociaux © D.R

La liste des problèmes de l’éducation nationale au Gabon s’allonge de plus en plus. Le gouvernement en a conscience, puisque des réformes ont été initiées en mars 2019, afin de les résorber. Cependant, sur la question des enseignants en présalaires, le ministre de l’Education nationale Michel Menga M’Essone a déclaré, dans une interview accordée à L’Union, qu’il y a de « la mauvaise foi » dans leurs incessantes réclamations « par médias interposés ». Un agacement du fait que le gouvernement a pris des engagements qu’il honorera, selon le ministre.



Alors qu’il s’est ouvert au quotidien L’Union dans une interview exclusive ce mercredi 15 mai, le ministre de l’Education nationale, Michel Menga a dénoncé la mauvaise foi des enseignants sans postes budgétaires qui réclament toujours leur intégration. « Il faut que les gens arrêtent d’avoir la mauvaise foi. Nous leur avons dit que le président de la République et le Premier ministre ont décidé de les intégrer dans la Fonction publique. Malgré cela, ils continuent de déverser des contre-vérités par médias interposés », a-t-il déclaré.

La situation des enseignants en présalaires serait en train d’être décantée par les plus hautes autorités de l’Etat. Pour le membre du gouvernement, les enseignants sans postes budgétaires devraient s’armer de patience et attendre que les dossiers en traitement suivent leurs cours. « La décision est prise, des orientations et des instructions ont été données par les plus hautes autorités du pays. Nous sommes simplement en train de mettre cela en musique », a-t-il ajouté.

Pourtant, aux dires du ministre de l’Education nationale, seuls 500 dossiers ont été traités jusque-là et pour la seule province de l’Estuaire, qui compte près de 2000 enseignants dans cette situation. « Nous avons commencé à traiter ce dossier, en commençant par la province de l’Estuaire. Nous avons déjà traité 500 dossiers, les intéressés ont été invités à se rendre dans leurs différents établissements d’affectation. Certains sont venus, d’autres ne se sont jamais présentés », a-t-il clamé. Quand on sait qu’il s’agit d’au moins trois promotions, notamment 2014, 2015 et 2016, l’on peut aisément comprendre l’impatience de ces Gabonais.

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