Gabon: Michel Menga dénonce «la dictature de la minorité» au sein de l’Education nationale

Michel Menga M'Essone © GMT

Les tensions perceptibles au sein du secteur de l’éducation sont loin d’être au beau fixe notamment entre le ministre de tutelle Michel Menga M’Essone et les principaux syndicats de ce secteur. Dans une interview accordée au quotidien L’Union, il a fustigé l’attitude de certaines organisations syndicales qui tentent de saboter le dialogue entamé en vue de l’amélioration du système éducatif gabonais, il a d’ailleurs rappelé que ceux-ci étaient minoritaires.



Alors que des discussions sont entamées entre le ministère de tutelle, les organisations des parents d’élèves, les associations des élèves et des syndicats de l’éducation Michel Menga M’Essone a tenu à fustiger la  minorité qui s’oppose à cette démarche de discussion.

« En démocratie, ce n’est pas la dictature de la minorité qui prime », a relevé le ministre de l’Education nationale, faisant allusion semble-t-il à la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation (CONASYSED) et à Dynamique unitaire qui ont claqué la porte du dialogue social lancé par le premier ministre Julien Nkoghe Bekale. Il a tenu à souligner que ce qui se mettait en marge de ces discussions étaient dans leur droit mais que dans le soucis d’obtenir des solutions probantes pour l’amélioration du système éducatif le dialogue avec les autres acteurs du secteur allait se poursuivre.

« L’essentiel est que la majorité adhère à la démarche, comme c’est le cas actuellement. Dès lors, nous avançons avec la majorité qui adhère à la démarche, plutôt que de traîner les pieds parce qu’il y a une minorité qui ne comprend pas le bien-fondé de ce que nous faisons », a-t-il souligné.

Il n’a d’ailleurs pas manqué de condamner cette attitude des syndicalistes qui consiste à revendiquer sans accepter de mettre un peu d’eau dans leur vin. « Il est curieux de constater que les personnes qui disent que la mesure d’attribution des bourses est injuste refusent d’aller avec nous sur le terrain pour voir qu’elle est la situation réelle, afin de prendre des décisions en connaissance de cause », a-t-il fustigé, sans manquer d’indiquer que sa porte était toujours ouverte malgré tout.

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