Gabon: la menace à peine voilée de Moukagni Iwangou aux enseignants grévistes du SNEC

En réaction à la reconduction ce lundi 08 juillet 2019 du mouvement d’humeur qu’observe le Syndicat national des enseignants chercheurs (Snec), le ministère de l’Enseignement supérieur est sorti de son mutisme.  Dans un communiqué publié dans L’Union de ce mercredi 10 juillet 2019, la tutelle revient sur certaines dispositions légales concernant l’attitude des mouvements syndicalistes en période de grève. 

Face au durcissement du ton par les enseignants chercheurs membres du Snec, qui a conduit récemment à l’érection  de barricades aux portails des principaux établissements universitaires de la capitale, le ministre de l’Enseignement supérieur Jean De Dieu Moukagni Iwangou a dans un communiqué rendu public ce jour tenu à réagir à cette situation. 

Le ministère s’est dit étonné de la position adoptée par l’organisation syndicale alors qu’il «  s’est engagé à oeuvrer à la recherche des solutions, en même temps qu’il a invité le Snec à la patiente et au respect de la loi ».  Dans la foulée, il a tenu à rappeler les dispositions encadrant le droit de grève en République gabonaise. 

En effet, alors que le Snec déclarait que « le service minimum n’est pas encadré dans l’Enseignement supérieur » la tutelle a rappelé les dispositions de la loi n° 18/92 du 18 mai 1993 en ses articles 22 et 23 qui dispose que « lorsqu’une grève est déclenchée, un service minimum doit être mis en place par le ou les syndicats des agents de l’Etat concernés », indique le communiqué. 

Par ailleurs, dans une menace à peine voilée, le ministre de l’Enseignement supérieur a rappelé le risque encouru en cas de violation de la loi et d’empêchement de la liberté d’aller et venir des non grévistes en milieu universitaire. 

Lise Bivigou 

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