Gabon: des membres de la société civile menacés de mort suite à la tentative de coup d’Etat

Les membres de la société civile lors de leur déclaration ce mercredi 9 janvier © GMT

La récente tentative de coup de force menée par une dizaine d’éléments des forces de défense réunis au sein du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS) et présidé par Kelly Ondo Obiang, n’a pas fini de susciter une onde de choc au sein de l’opinion. Ainsi, certains leaders de la société civile cités lors de la déclaration des mutins, font désormais l’objet de harcèlement, voire de menaces de mort de la part de personnes inconnues.

C’est lors de la déclaration au siège du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), que la plateforme des organisations de la société civile a tenu à donner sa position après le putsch avorté du lundi 7 janvier dernier. D’entrée de jeu ces organisations de la société civile libre,  par la voix de la présidente du Réseau Femme Lève-toi Nathalie Zemo-Efoua a dit s’opposer à toute prise de pouvoir par la violence, par les armes ou quelque voie anticonstitutionnelle que ce soit. Mais elle n’a pas manqué de s’interroger sur les raisons de ce qui s’apparente au sein de l’opinion à une tentative de coup d’Etat.

Ils ont de ce fait relevé que cette affaire suscite des questionnements malgré les tentatives du gouvernement de rassurer l’opinion nationale et internationale. Au nombre des questions qui selon la société demeurent sans réponse : « Comment ont-ils réussi à préparer un tel coup au sein de la Garde républicaine sans que la hiérarchie militaire et les services spéciaux ne se doutent de rien? quelles étaient les réelles intentions? », ont-ils questionné.

la société civile représentée par le Rolbg de Georges Mpaga, du Club 90 représentée par Noel Bertrand Boundzanga et Dynamique unitaire représenté par Marcel Libama ont émis des doutes sur le deroulement de l’operation de prise d’assaut de Radio Gabon. Ils se sont dit étonnés de la mort de deux personnes aux lieux de leur arrestation et de la durée des échanges des coups de feu. « Face à un groupe de jeunes « plaisantins n’ayant de toute vraisemblance posé au final pour tout acte qu’un appel au soulèvement (…) comment expliquer quatre heures de tirs et l’exécution de deux personnes ?», a relevé la plateforme.

Par ailleurs, interrogé sur l’apparition de son nom dans la liste des personnes convoquées par les putschistes, Marcel Libama a nié toute implication dans cette opération, révélant au passage être depuis ce jour l’objet de menaces de mort et d’intimidation. « Je trouve dommage que les membres de la Société civile qui ont été cités fassent l’objet de menaces de mort. Certains au sein du pouvoir pensent que la société civile est en complicité avec les auteurs de la tentative de coup d’Etat. Nous ne sommes mêlés ni de près ni de loin à cette opération », a-t-il martelé.  

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