samedi,24 juillet 2021
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Gabon: Me Nzigou met au défi le gouvernement d’appliquer la décision du groupe de travail de l’ONU

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Placés en détention depuis un peu plus d’un an, Brice Laccruche Alihanga, Gregory Laccruche Alihanga, Christian Patrichi Tanasa, Julian Engongah Owono et Geaurge Ndemegane Ekoh bénéficieront-ils d’une libération? C’est la question qui taraude les esprits à la suite de la conférence de presse de leur avocat Me Anges Kevin Nzigou qui a rendu public l’avis du Groupe de Travail de l’Organisation des Nations-Unies adopté lors de sa 89ème session qui s’est tenue du 23 au 27 novembre dernier. Occasion pour ce dernier d’inviter le gouvernement à appliquer cette décision de cet organe des Nations unies en libérant ses clients.  

Si lors de son échange avec la presse, Me Anges Kevin Nzigou s’est évertué à mettre en lumière les nombreuses raisons évoquées par le Groupe de Travail de l’ONU établissant l’état de détention arbitraire de ses clients, il est longuement revenu sur le rôle du gouvernement dans le prolongement de leur détention provisoire. En effet, dans sa décision l’organe Onusien évoque plusieurs raisons justifiant le caractère arbitraire de la détention provisoire de Brice Laccruche Alihanga et Co.

 Il s’agit entre autres du non-respect par le Gabon des instruments internationaux ratifiés par le pays notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Déclaration universelle des droits de l’Homme ou encore la Charte africaine des droits de l’Homne et des peuples. Des violations que le Groupe de Travail n’a pas manqué de souligner dans son avis rendu au terme « d’un examen très attentif et d’une procédure parfaitement contradictoire » appelant de ce fait à ce que  « compte tenu de toutes les circonstances de l’affaire, la solution appropriée consisterait à libérer immédiatement les cinq personnes susmentionnées ». 

A cet effet, Me Anges Kevin Nzigou a mis au défi le gouvernement de faire appliquer cette décision, surtout que dans quelques semaines il intègre le Conseil des droits de l’Homme et que auréolé de ce statut, le Gabon se  doit d’appliquer les avis relatifs aux questions de respect des droits de l’Homme. « J’ai la faiblesse de croire que quand le gouvernement a fanfaronné lors de son entrée au Conseil des droits de l’Homme, c’est qu’il était capable d’appliquer le minimum des règles qu’il prend.  Lorsqu’un État intègre des comités internationaux sans aucune pression, le minimum qu’il puisse faire pour le respect des ses propres institutions c’est d’appliquer les conséquences de ses intégrations. J’ai donc encore la faiblesse de croire, que par un sursaut d’orgueil, le gouvernement gabonais applique les décisions du Groupe de Travail de l’ONU », a-t-il fait remarquer. 

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme