Gabon: Me Fabien Méré appelle à la fin de la vacance du pouvoir et exige la réhabilitation de Jean Ping

Me Fabien Méré © D.R

Contrairement à l’appel à la déclaration de la vacance du pouvoir qu’une partie de l’opposition appelle de ses voeux, Me Fabien Méré demande la fin de la vacance du pouvoir et exige le rétablissement de la vérité des urnes de la présidentielle du 27 août 2016. C’est un appel inédit lancé le 10 mars dernier à Paris, qui tient son explication dans la non-reconnaissance d’Ali Bongo Ondimba comme président de la République gabonaise par cet avocat du barreau du Gabon.



En exil en France depuis le début de la crise post-électorale issue de la présidentielle du 27 août 2016, Me Fabien Méré, avocat au barreau du Gabon et ancien ministre d’Omar Bongo Ondimba, bat le pavé avec de nombreux compatriotes en France pour exiger le rétablissement de la vérité des urnes et la victoire du candidat Jean Ping. Pour son fait d’armes en date, il réclame la fin de la vacance du pouvoir et exige que Jean Ping soit reconnu comme président de la République. « Nous ne parlons pas de vacance de pouvoir, nous n’avons jamais reconnu Ali Bongo président. Nous ne parlons pas de vacance de pouvoir, nous ne croyons pas aux institutions gabonaises. Nous parlons de la fin de la vacance du pouvoir », a-t-il déclaré.

La seule réponse positive possible à la crise politique gabonaise serait le rétablissement de la vérité des urnes de la présidentielle de 2016, selon Me Fabien Méré. « Depuis le 27 août 2016 au soir, les Gabonais avaient choisi librement et de façon majoritaire une personne  parmi les candidats à l’élection présidentielle, M. Jean Ping. Et l’ensemble des institutions internationales qui avaient été commissionnées par leurs responsables politiques ont consacré M. Jean Ping comme étant le vainqueur de cette élection. C’est cette volonté du peuple gabonais qu’il faut réhabiliter », a-t-il asséné.

Pour l’avocat gabonais établi en France, qui a des doutes sur l’état de santé d’Ali Bongo Ondimba, ce dernier serait le problème du Gabon. « Nous avons un dictateur qui s’appelle ou s’appelait Ali Bongo qui est à l’origine des massacres du 31 août 2016 au Gabon. Ce dictateur a disparu des médias depuis plus de 4 mois aujourd’hui. Qu’il soit cliniquement ou physiquement mort, il a toujours constitué pour nous l’obstacle principal à la libération de notre pays le Gabon », a-t-il clamé.

Dans son plaidoyer, la France n’est pas épargnée par l’avocat qui a exercé auprès de Me Louis Agondjo Okawé. En effet, Me Méré estime que la France joue un grand rôle, sinon un rôle de premier plan dans la confiscation de la liberté au Gabon. « Nous sommes du Gabon, un petit pays d’Afrique centrale qui traverse une crise et la France est au premier chef concernée par cette crise », a-t-il lancé aux passants. L’avocat gabonais fustige la position du pays d’Emmanuel Macron face aux violations des droits de l’Homme au Gabon. « La France a malheureusement contribué à travers une certaine élite à maintenir le peuple gabonais en esclavage. Et depuis deux ans et demi, ce peuple s’est levé  », a-t-il conclu.

 

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