Gabon: Mborantsuo sous le coup d’une enquête pour blanchiment d’argent

Marie Madeleine Mborantsuo et Ali Bongo © D.R

Selon les informations relayées  par plusieurs médias internationaux dont La lettre du continent ce mercredi 3 Octobre, la présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise Marie Madeleine Mborantsuo, serait sous le coup d’une enquête du parquet national financier (PNF) de Paris pour plusieurs délits. Ainsi, l’information judiciaire porte notamment sur des soupçons de « détournements, soustraction de fonds publics et blanchiment en bande organisée ».

La nouvelle a vraisemblablement eu l’effet d’une bombe dans les plus hautes sphères de la République gabonaise. Marie Madeleine Mborantsuo, omnipotente présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise, est sous le coup d’une enquête menée par deux magistrates du Parquet national financier (PNF) de Paris, suite à une enquête préliminaire de Bercy.

En effet, l’information a été relayée par plusieurs médias internationaux dont La lettre du continent ce mercredi. Charlotte Bilger et Claire Thépaut, les deux juges chargées d’instruire l’affaire, enquêtent principalement sur des supposés « détournements, soustraction de fonds publics et blanchiment en bande organisée » comme indiqué dans l’information judiciaire.

La procédure visant la « toute puissante » présidente de la Cour constitutionnelle, fait suite à une enquête préliminaire de Tracfin, un organe du ministère français de l’économie et des finances chargé de lutter contre le blanchiment. Alerté en 2014, concernant « d’importants mouvements de fonds » à partir de comptes au Canada, au Liban, au Luxembourg et à Monaco supposés appartenir à Marie Madeleine Mborantsuo, l’organe a donc pris le temps de la réflexion.

Pour rappel, dans le cadre de cette enquête préliminaire, une saisie de plus de 100 mille euros en espèce avait déjà été effectuée dans un appartement parisien de Marie Madeleine Mborantsuo suite à une perquisition début 2018. Considéré comme « l’épicentre du pouvoir gabonais », la présidente de la cour constitutionnelle devra donc répondre de ces accusations.

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