mercredi,22 septembre 2021
AccueilA La UneGabon: Matha foule aux pieds le quota de 30% de femmes dans...

Gabon: Matha foule aux pieds le quota de 30% de femmes dans le commandement de la police

Ecouter cet article

Alors que le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba est décidé à réduire de manière significative les inégalités hommes-femmes, un combat porté également par la première dame Sylvia Bongo Ondimba, le gouvernement semble ramer à contre-courant de cette volonté. C’est le cas au ministère de l’Intérieur, où Lambert Noël Matha semble s’accrocher aux stéréotypes misogynes en privilégiant la gente masculine dans le cadre des promotions et autres avancements au sein des Forces de police nationale (FPN). 

Malgré l’adoption de la Loi n°9/2016 du 5 septembre 2016 fixant les quotas d’accès des femmes et des jeunes aux élections politiques et ceux des femmes aux emplois supérieurs de l’État, le ministère de l’Intérieur semble n’avoir pas encore intégré cette nouvelle donne impulsée par le chef de l’Etat. En effet, si les femmes sont aujourd’hui pleinement impliquées dans le processus de développement durable de la nation, ce département ministériel reste l’un des plus misogynes que compte l’administration gabonaise. 

Dans sa parution n°479 de l’hebdomadaire La Loupe du mercredi 28 octobre 2020 traitement de la question de la non-représentativité de la gente féminine au sein du Commandement en chef de la Police nationale on apprend que « sur les 13 patrons de la Police, une seule femmes y figure ». De quoi donner le tournis aux defenseurs des droits de la femme à l’exemple de la première dame Silvya Bongo Ondimba qui a fait de la defense des droits de la femme l’un de ses chevaux de bataille. 

Pis, en pleine decennie de la femme, de nombreux observateurs se questionnent sur cet état de fait surtout que le chef de l’Etat, en nommant une femme à la tête du gouvernement, a demontré sa volonté de promouvoir les compétences de cette frange de la société. Le blocage orchestré par Lambert Noël Matha suggère-t-il que nos vaillantes policières ne sont pas capables de diriger des services hautement stratégiques.

Face à ce constat pour le moins décevant, il est nécessaire pour le ministre de l’Intérieur Lambert Noël Matha et ses « hommes » de revoir leur copie afin que les femmes jouent pleinement leur partition dans la modernisation de nos forces de sécurité. La même interpellation pourrait d’ailleurs être faite au ministre de la Défense nationale Michael Moussa Adamo.

Laissez votre commentaire

Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
Enami Shop