Gabon: la masse salariale représente plus de 50% des dépenses de l’État

Photo illustrative © D.R

Plus grosse dépense de l’Etat depuis de nombreuses années, la masse salariale constitue aujourd’hui un frein aux investissements dans d’autres secteurs de l’économie. Adepte de la méthode Coué, le gouvernement fait pourtant la sourde oreille et le dos rond, malgré les nombreuses récriminations du FMI. Multipliant les décisions vides de sens dans ce domaine à l’image du gel des embauches, il semble ne pas vouloir se poser les vraies questions afin de trouver les vraies solutions, aux problèmes que rencontrent le pays.



Alors qu’entre 2014 et 2016 les recettes budgétaires du Gabon se sont fortement contractées, la masse salariale a littéralement explosé. D’un montant de 552,8 milliards de Fcfa qui était déjà au dessus du seuil communautaire, la masse salariale du Gabon a pulvérisé tous les records atteignant le montant faramineux de 730,9 milliards de Fcfa, une hausse de 32,2%.

En effet, cette situation qui s’explique principalement par un « manque de rigueur et de discipline budgétaire », souligne un ensemble de « dérapages budgétaires substantiels » comme l’a encore rappelé le FMI. De ce fait, de 15% en 2005 à 22% au début de la décennie, le ratio salaires/recettes budgétaires crève aujourd’hui le plafond, puisqu’il représentait plus de 51% en 2016.

Si globalement le ratio salaires/recettes budgétaires s’est également amplifié en zone Cemac passant de 15% en 2010 à 34% en 2016, pour le Gabon cette hausse inconsidérée s’accompagne également d’une baisse de son poids dans l’économie de la Cemac, puisque de 24%, les recettes gabonaises ne représentent plus que 18% des recettes communautaires.

Fruit d’une absence de « planification, de programmation et d’anticipation », en plus d’un manque de rigueur et de discipline, cette situation plombe sévèrement les perspectives économiques du Gabon. Ajoutée à une dette en « constante augmentation », la situation économique du Gabon est extrêmement préoccupante. Il ressort que les emprunts au FMI et BIRD ne servent maintenant qu’à payer les salaires (sic).

Laissez votre commentaire