jeudi,24 septembre 2020
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Gabon : Maître Méré accusé d’agression sexuelle sur mineure

L’information a été rendue publique sur les réseaux sociaux depuis quelques jours et reprise par la presse nationale. En effet, l’avocat gabonais Fabien Méré serait accusé d’avoir abusé sexuellement de sa nièce, une mineure. Le procès-verbal qui émanerait de la division de sécurité publique de Lille et publié sur les réseaux sociaux révèle que la plainte aurait été portée par la victime elle-même en date du 4 décembre 2019. 

C’est une affaire qui défraie la chronique depuis quelques jours sur la toile. Maître Fabien Méré, le très respecté homme de loi et depuis quelques années, opposant farouche à Ali Bongo Ondimba et proche de Jean Ping, serait accusé d’agression sexuelle sur mineure. Il s’agirait de sa propre nièce. 

Si pour l’instant, le mis en cause se réserve de toute déclaration à ce sujet, l’on apprend d’un procès verbal établi le 4 décembre 2019 par la Division de sécurité publique de Lille, en France, que la plainte aurait été portée aux autorités judiciaires par la victime elle-même. De quoi donner du poids à l’affaire si le procès-verbal s’avérait authentique. 

Maître Méré étant également un acteur majeur dans l’activisme en France contre le régime gabonais depuis la crise post-électorale issue de la présidentielle d’août 2016, son accusation divise la diaspora dite résistante. Certains, à l’instar de Mba Meyong Yannick, semblent avoir choisi de clouer Me Méré au pilori en déclarant sa culpabilité à travers des lives Facebook avec des témoignages de prétendues autres victimes. D’autres par contre appellent à la prudence en invitant les uns et les autres à attendre le verdict qui découlera du procès. Seule la justice devrait trancher.

Toutefois l’ancien ministre gabonais délégué aux Eaux et Forêts sous Omar Bongo pourrait perdre gros s’il est reconnu coupable des faits querellés. Pour rappel, en France les agressions sexuelles, autres que le viol, commises sur une victime de moins de 15 ans sont punies de 10 ans de prison et 150 000 € d’amende. 

Les peines sont encore plus lourdes notamment en cas d’infraction sexuelle commise par un ascendant (inceste), une personne ayant autorité de droit ou de fait sur la victime ou abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions. Ce qui pourrait correspondre au cas d’espèce. 

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