Gabon: «Les magistrats travaillent dans des conditions horribles», selon Germain Nguema Ella

Germain Nguema Ella © GMT

C’est à l’occasion du congrès ordinaire du Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) qui aurait dû se tenir le jeudi 28 février dernier au Palais de justice de Libreville que son président Germain Nguema Ella s’est livré à Gabon media Time. Occasion pour ce responsable du Synamag de décrier les conditions de travail des magistrats qui n’ont pas le minimum nécessaire pour remplir convenablement la mission que leur a assignée la Constitution.



Alors que congrès ordinaire du Syndicat des magistrats du Gabon devait se tenir jeudi dernier, cette rencontre a été reportée au jeudi 7 mars prochain. Pour cause, de nombreuses absences. Si d’aucuns pointent du doigt le manque de communication, d’autres identifient le mal dans la porosité des magistrats qui pour la plupart préfèrent ne pas s’exhiber. Toujours est-il que le président du Synamag nous a livré leurs préoccupations.  

A l’entame de son propos, Germain Nguema Ella a dénoncé les conditions de travail peu recommandables dans lesquelles ses collègues et lui exercent leurs fonctions. « Les magistrats gabonais travaillent dans des conditions horribles. On nous demande de faire le maximum avec le minimum vital et matériel. Comment voulez-vous que les hauts magistrats de la Cour de cassation n’aient pas de véhicule de service? Dans aucun pays du monde c’est ainsi », a-t-il indiqué.

Poursuivant son intervention, le président du Syndicat des magistrats du Gabon s’est insurgé au nom de ses collègues contre le non respect de la hiérarchie et la vulnérabilisation du magistrat. « Aussi nous sommes le seul corps où la prime est la même du jeune magistrat stagiaire aux présidents de chambres, elle est à 200 000 Fcfa. Vous comprenez maintenant pourquoi certains sont tournés vers la corruption. Sans bonne moralité et attachement aux vertus facilement certains cèdent », a-t-il précisé.

Si cette sortie médiatique surprend plus d’un car les magistrats ne sont pas réputés prolixes vis-à-vis des médias, il y a lieu d’y voir un raz-le-bol. Ces fonctionnaires du pouvoir judiciaire devraient à l’instar de ceux des régies financières et administrations assimilées percevoir des primes capables de les autonomiser pour les rendre moins vulnérables aux espèces sonnantes et trébuchantes ceci pour la bonne administration de la justice.





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