Gabon: Maganga Moussavou reconnaît qu’Ali Bongo a fait un «AVC»

Ali Bongo Ondimba face au Vice-président, au Premier ministre et à la présidente de la Cour constitutionnelle le 4 décembre 2018 © D.R

C’est au cours de son discours de circonstance à l’occasion de son déplacement à Franceville, chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, pour s’enquérir des dégâts des inondations qu’a connues récemment cette ville, que Pierre Claver Maganga Moussavou, Vice-président de la République a publiquement reconnu que le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba avait été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Devenant ainsi, 40 jours après, la première autorité politique à dire et à reconnaître que le président a fait un AVC.

Depuis le 24 octobre dernier, selon le porte-parole de la Présidence, Ike Ngouni, le président de la République n’avait fait qu’un « malaise » mué en « fatigue légère », laquelle devenue « fatigue sévère » ayant entraîné des « saignements », qui avaient conduit à une opération. Ce n’est que cet  après midi, à Franceville, que le Vice-président de la République Pierre Claver Maganga Moussavou a publiquement reconnu qu’Ali Bongo Ondimba a été victime d’un AVC, cela en présence des plus hautes autorités de la province du Haut-Ogooué.

« Personne ne peut se réjouir de la mort ou de la maladie de quelqu’un d’autre, celui qui n’a jamais connu un AVC, qu’il prie Dieu pour qu’il n’en connaisse jamais. De toute façon, je ne le souhaite pas à qui que ce soit pas même à mon pire ennemi», a-t-il confié aux Francevillois.

Cette déclaration du Vice-président de la République Pierre Claver Maganga Moussavou intervient quelques jours seulement après l’audience que lui a accordée le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba à l’Hôpital Militaire de Rabat en compagnie du Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet et du président de la Cour constitutionnelle Marie Madeleine Mborantsuo.

Par ailleurs, l’ancien édile de Mouila n’a pas manqué de rappeler que la « bagarre » politique doit s’orienter vers le  bien être de nos populations. « Notre lutte doit concerner les Gabonais pour leur donner un travail suffisamment rémunéré, un logement décent, leur donner des écoles, des hôpitaux pour qu’ils se soignent correctement, pour que les enfants s’éduquent. Voilà la raison de notre lutte! », a-t-il poursuivi avant de  fustiger le comportement de ceux des hommes politiques Gabonais qui souhaitent à « l’autre de mourir pour prendre sa place ». 

Alors que les Gabonais continuent de réclamer, notamment sur les réseaux sociaux des images indiscutables du recouvrement par le président Ali Bongo Ondimba de sa bonne santé, le président du Parti social démocrate persiste et signe: « Rassurez vous, le président Ali Bongo Ondimba est bien en vie  (…) Et s’il y a des gens dans cette République qui sont des menteurs Maganga n’en fait pas partie ».

Poursuivant son propos, le natif de Guietsou a tenu à justifier aux Francevillois qu’il avait effectivement vu, touché et parlé au président de la République. « Je ne peux pas biaiser. Je l’ai vu, je l’ai touché parce qu’au moment où je devais quitter ma place il m’a tendu la main je ne pouvais pas ne pas la prendre et le saluer, ça a mis encore beaucoup plus d’émotions en moi et m’a permis de redoubler d’efforts dans mes prières mêlées aux vôtres qu’il nous revienne rapidement », a-t-il confié.

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