lundi,21 septembre 2020
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Gabon : Maganga Moussavou reconnaît implicitement les «falsifications de signatures» d’Ali Bongo

Absent du paysage politique depuis plusieurs mois, l’ancien Vice-président de la République Pierre Claver Maganga Moussavou est sorti de son silence ce mercredi 15 janvier 2020 à l’occasion de la rentrée solennelle de la Cour Constitutionnelle. Occasion pour le président du Parti social démocrate (PSD) de revenir sur la situation qui a prévalu au sommet de l’Etat après l’accident vasculaire cérébral du président Ali Bongo Ondimba, et qui aurait eu pour conséquence les « falsifications de signature » de ce dernier. 

C’est par le biais d’une publication sur son compte Facebook, que l’ancien vice-président de la République est revenu largement sur la décision prise par la Cour constitutionnelle après l’accident vasculaire cérébral du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba du 24 octobre 2018. S’appuyant sur le discours de la présidente de la Cour constitutionnelle qui a préconisé des « solutions jurisprudentielles provisoires » et qui a intégré la notion d’indisponibilité temporaire, Pierre Claver Maganga Moussavou a avancé quelques propositions pour compléter cette disposition.  

L’ancien maire de la commune de Mouila a pour ce faire relevé que l’article 13 nouveau était silencieux sur le début et la fin marquant la période de transition. « Cet intervalle faisant à la fois référence à l’indisponibilité temporaire et à la reprise des activités du Président de la République, en principe, doit être certifié par des médecins spécialistes afin de rendre légale et conforme la reprise de ses fonctions », a souligné Pierre Claver Maganga Moussavou. 

Par ailleurs, l’ancien vice-président de la République n’a pas manqué de dénoncer en filigrane les intrigues qui avaient prévalu durant la période de convalescence du chef de l’Etat. Pour le leader du PSD la délimitation de la période dite d’indisponibilité « aurait épargné par exemple ces falsifications de signature et autres travers observés au haut sommet de l’Etat », a relevé Pierre Claver Maganga Moussavou, mettant au grand jour de facto les manoeuvres qui auraient prévalu sous la toute puissance de l’ancien directeur de cabinet du président de la République Brice Laccruche Alihanga.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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