mardi,22 septembre 2020
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Gabon: mafia autour des légalisations d’actes à la mairie du 3e arrondissement

La mairie du 3e arrondissement de Libreville sise à Nombakele est depuis quelques temps le théâtre de plusieurs magouilles autour de la légalisation d’actes. En effet, en l’absence des timbres fiscaux, le maire légalise Jeanne Ngombele à l’aide d’un simple cachet et d’une signature, contre la somme de 1000 FCFA. Il fait ainsi payer sa signature alors que les populations sont censées payer les timbres. Une réelle mafia qui s’apparente à de la fiscalité parallèle en monnayant sa signature en absence des timbres surtout quand on sait qu’aucune traçabilité n’est possible avec des émargements au stylo. 

La pénurie des timbres fiscaux enregistrée dans les différentes municipalités de Libreville et de ses environs semble avoir laissé cours à tous les mécanismes de légalisation. A la mairie du 3e arrondissement de la commune Libreville réputée travailleuse pour la rapidité du traitement des documents, légalisation rime avec simplification et parafiscalité. En effet dans le soucis de faire légaliser leurs actes de naissance, plusieurs usagers ont constaté, avec regret, l’absence de timbres fiscaux sur leurs documents. A la place, une simple signature accompagnée d’un cachet du maire Jeanne Ngombele. 

Mais ce n’est pas cette démarche simpliste qui pose vraisemblablement problème. Tout au contraire, si ces documents ne sont pas frappés du sceau de la fausseté, le problème ne se pose pas. Néanmoins, les écueils se situent au niveau de la rentabilité réalisée par cette administration. Avec ce mécanisme peu orthodoxe, Jeanne Ngombele ne gère plus sa recette quotidienne. La mairie du 3e arrondissement vers t-elle dans la parafiscalité ? Une mafia existerait-elle au sein de cet mairie ? 

Poser la question, c’est déjà y répondre. Sans doute même si pour l’heure aucun document fiable ne révèle l’existence de caisses parallèles permettant de contourner l’agent comptable, la question de savoir à quelle destination sont affectés ces fonds collectés se posent avec acuité. 

À ce propos, il convient de rappeler que les timbres sont des petites vignettes que l’Etat et les collectivités décentralisées mettent en vente auprès des usagers en vue de matérialiser le paiement d’une taxe pour le contribuable. Ainsi donc, au prorata des timbres disponibles,  l’agent comptable peut savoir combien il aura à percevoir et à reverser au trésor public. Or, sans traçabilité sur les recettes réalisées sur la base de la légalisation sans timbres, ce mécanisme prévu est quasiment inopérant et fait le lit, malheureusement à tout type de mécanisme para-fiscal.

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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