jeudi,29 octobre 2020
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Gabon: l’urgence d’un arrêté conjoint portant procédure d’empotage du bois

Encore dans les têtes et dans les esprits, la rocambolesque affaire des 353 containers de kevazingo « disparus », plus connue sous le nom de « Kevazingogate », a mis en évidence les faiblesses majeures de la sécurisation de la chaîne logistique dans notre pays, notamment les vulnérabilités du processus d’empotage du bois dans nos ports.

Cette affaire a permis de constater l’absence de gestion coordonnée de nos frontières, particulièrement l’absence de coordination entre les différentes administrations publiques chargées de veiller au respect de ces procédures, tout en révélant l’inaptitude de celles-ci à opter pour un cadre conjoint. Alors que l’impact  du « Kevazingogate » s’annonce d’ores et déjà dramatique pour le secteur bois et plus globalement pour l’économie et le climat des affaires, d’autres aspects liés à ce scandale se dévoilent.

En effet, en dehors de l’aspect pécuniaire, il apparaît clairement qu’il existe des défaillances substantielles dans l’enchaînement des procédures entre les différents services de l’Etat chargés de l’empotage du bois. Le problème de fond dans cette affaire semble principalement lié à la  coordination défectueuse entre la Direction générale des Eaux et Forêts (DGEF), la Direction générale des Industries, du Commerce du Bois et de la Valorisation des Produits Forestiers (DGICBVPF) et la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI).

Tant que ces trois acteurs clés de la gestion des mouvements transfrontaliers des marchandises issues de nos forêts ne se réuniront pas pour définir ensemble, à travers un arrêté conjointement signé par les deux ministres de tutelle (Économie et Forêts), une procédure d’empotage du bois qui délimite très clairement les responsabilités et tâches  des agents de chaque administration à chaque étape du processus, on demeurera dans ce paralysant climat de psychose qui nuit profondément aux performances financières, économiques, organisationnelles et sécuritaires des administrations publiques concernés.

Ce statu quo ne fait que casser encore plus les machines  administratives douanière et forestière, réduire subséquemment leurs contributions aux recettes hors pétrole de l’Etat et  dégrader le climat de l’investissement dans notre pays.

Au regard de la situation trouble qui prévaut actuellement, il apparaît évident que le processus d’empotage du bois dans les différents ports requiert de la part de nos fonctionnaires plus de rigueur, de coordination, de traçabilité, de transparence, d’éthique et de déontologie pour la redynamisation de notre économie nationale.

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Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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