Gabon: l’UN se questionne sur la capacité d’Ali Bongo à assumer la fonction de Président

Froiçois Ondo Edou, vice-président de l'Union nationale, porte-parole © D.R

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 5 décembre 2018, l’Union nationale, par la voix de son Vice président François Ondo Edou a tenu à s’exprimer sur les derniers développements de l’actualité concernant l’état de santé du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba séjournant actuellement à Rabat au Maroc pour “une rééducation et une convalescence. A cet effet, cette formation s’est interrogée non seulement sur la présence de la présidente de la Cour constitutionnelle dans la délégation qui a rendu visite au président de la République mais aussi sur la capacité de ce dernier à assumer les charges de sa fonction.

En effet, c’est accompagné du premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet et du Vice président de la République Pierre Claver Maganga Moussavou que la président de la Cour constitutionnelle Marie Madeleine Mborantsuo a rendu visite au Chef de l’Etat. Sauf que pour l’Union nationale cette dernière presence passe très mal, celle-ci étant membre du pouvoir judiciaire donc distinct de l’exécutif incarné selon la Constitution par le gouvernement qui a à sa tête le premier ministre et de l’autre par le président de la République.

Pour cette formation politique de l’opposition, la présence  de la présidente de la Cour Constitutionnelle dans la délégation du pouvoir exécutif qui s’est rendue au chevet du président de la République à Rabat démontre une fois de plus la non séparation des pouvoirs . C’est, pour ainsi dire, la preuve évidente de l’existence de collusions institutionnelles et d’un manquement grave au principe de séparation des pouvoirs.

Abordant le florilège de supposées preuves de la bonne santé du Chef de l’Etat l’UN a relevé que ceux « suscitent plus d’interrogations que de réponses ». Pour ce parti, la question essentielle que se posent les Gabonais est  « le président de la République est-il encore en possession des moyens physiques et intellectuels qui lui permettent d’assumer les lourdes charges liées à sa fonction ? ».

Un questionnement qui devrait interpeller non seulement le gouvernement mais aussi le parlement représenté pour le moment par le Sénat, ceci pour dissiper les doutes qui subsistent actuellement dans l’opinion.

Laissez votre commentaire