Gabon: Louembe, Bilié-By-Nze et Mapangou ont précarisé 50 agents de Kanal7

Blaise Louembé, Guy Bertrand Mapangou et Alain Claude Bilie-By-Nze © D.R

C’est un véritable calvaire que traversent les agents de l’ancienne chaîne de télévision privée Kanal7 cédé à l’Etat par son ancien propriétaire. Voilà bientôt 13 mois que les 50 agents de ce média qui est passé sous pavillon du groupe Gabon Télévision ne perçoivent pas leur salaire malgré les promesses des responsables en lien avec ce dossier notamment l’ancien propriétaire Blaise Louembe, et les ministres ancien et nouveau de la Communication, Alain Claude Bilie-By-Nze et Guy Bertrand Mapangou.

Bien que l’année scolaire semble encore loin d’être effective, la situation que traversent ces communicateurs est désormais intenable, certains ne sachant déjà pas comment faire pour scolariser leur progéniture. Une situation encore plus déplorable car du côté de la tutelle, non seulement c’est le silence qui règne, mais une incertitude demeure aussi quant au lancement des chaînes thématiques Gabon Nature et Culture où , les agents de l’ex-k7 devaient être affectés. Porté par l’ancien ministre de la Communication Alain Claude Bilie-By-Nze, ce dossier n’a jamais abouti, laissant les salariés de la chaîne dans l’incertitude de pouvoir un jour reprendre le chemin du travail.

Pis,  lors de la cession du média  à l’Etat, « les agents accumuleaient déjà 8 mois d’arriérés de salaires. La situation s’est accentuée  depuis le mois de mars, l’échéance à laquelle les employés transférés non plus rien perçu à Gabon Télévisions ». Malgré les assurances données par l’ancien locataire du ministère de la Communication rien ne semble avoir bougé. De même avec l’actuel locataire du ministère Guy Bertrand Mapangou qui n’a jamais daigné aborder le sujet alors qu’il s’agit de la vie de 50 Gabonais, voire plus, qui est désormais menacée.

Face à cette situation qui met en péril leurs conditions de vie, les agents de cette chaîne entendent donc dans les tout prochains jours mener une « action forte » pour se faire entendre. Un crie d’alarme qui devrait d’ailleurs interpeller Guy Bertrand Mapangou qui, même en vadrouille pour la campagne électorale, devrait prendre à coeur la résolution de ce dossier au risque de se faire remarquer lors de la formation du prochain gouvernement.  

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