Gabon: l’opposition modérée dit non à la réconciliation nationale

Alors que de nombreux acteurs politiques et de la société civile se sont dits favorables à la tenue d’un nouveau dialogue dit de réconciliation nationale, d’autres ne l’entendent pas de cette oreille. C’est le cas de l’opposition dite modérée ayant participé au dialogue politique d’Angondjé qui a récemment réaffirmé son hostilité à la tenue de cette rencontre qui réunirait l’ensemble de la classe politique. 

Pour justifier cette position qui va à contre courant de celle avancée par certains, ils estiment que cette idée est loin d’être pertinente. Pour cause, les assises qui ont eu lieu du 12 avril au 26 mai 2017 ont « suffisamment exploré et balisé les voies et moyens de consolider et dynamiser le processus démocratique en cours »

Selon les membres de cette frange de l’opposition qui compte en son sein des partis politiques tels que l’Union du peuple gabonais (UPG), Démocratie nouvelle (DN), le Parti social démocrate (PSD) ou encore  l’Union nationale des forgerons (UNAF), « le protocole d’accord entre les parties prenantes à la messe d’Angondjé avait énoncé un certain nombre de recommandations englobant des thématiques couvrant aussi bien la réforme des institutions et la consolidation de l’Etat de droit démocratique que la modernisation de la vie publique, la consolidation de la paix et la cohésion nationale, ainsi que les réformes électorales ».  

C’est donc face à ce constat qu’ils ont relevé que la seule démarche à faire était la réactivation de la Commission ad hoc paritaire en charge du suivi-évaluation (CAPCSE) des actes du dialogue et non l’organisation d’une autre rencontre politique.

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