samedi,19 septembre 2020
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Gabon : l’opération Scorpion s’intéresse au «Club de Libreville»

Centrée depuis son déclenchement le 12 novembre 2019 sur des faits supposés de détournement de fonds et de blanchiment des capitaux, l’opération anti-corruption dite Scorpion aurait décidé de se tourner vers un secteur différent de celui par lequel il a défrayé la chronique. La Lettre du continent dans son n°816 du 22 janvier 2022 informe de ce que désormais les éléments ayant déclenché cette opération s’intéressent aux dossiers relatifs aux mécanismes permettant aux entreprises bien introduites d’obtenir le remboursement de leurs créances sur l’Etat. 

En prenant connaissance de ce biais de la très informée Lettre du Continent on pourrait presque que croire à la version officielle relayée par le pouvoir et vulgarisée à chacune de ses sorties par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville André Patrick Roponat, celui de «L’assainissement des finances de l’Etat ».  Le Scorpion décidé, après avoir marqué de ses morsures les supposés distributeurs de biens des entreprises publiques, élus et membres du gouvernement semble désormais se tourner vers un autre pan des finances de l’Etat, celui du recouvrement de la dette de l’Etat. 

C’est du moins ce que pense le média panafricain qui nous révèle que les hauts commis et cadres de l’Etat récemment incarcérés à la prison centrale dans le cadre de l’opération scorpion ont été cuisinés par les éléments de la Direction générale des recherches (DGR) sur les mécanismes de remboursement de la dette intérieure conscient de ce que « l’Etat gabonais totalise des impayés colossaux vis-à-vis de ses fournisseurs locaux et s’est attelé en 2018, sous la pression du Fonds monétaire international (FMI), à apurer cette dette en créant une structure de négociation avec le patronat local appelée Club de Libreville », a-t-on pu lire. 

Selon la LC, il semblerait que « les enquêteurs de la DGR cherchent à établir si les remboursements de créance n’étaient pas attribués en priorité aux entreprises qui s’acquittaient d’un paiement sur un compte contrôlé par une poignée de fonctionnaires » car le remboursement des créances de TVA sur le trésor avait déjà, l’an dernier, donné lieu à des « montages acrobatiques ».

Le média précisera en outre que « les opérateurs avaient été remboursés de leurs avances de TVA, qui totalisaient plusieurs milliards de FCFA, sur un compte hors du pays alimenté par les traders qui revendent les parts de l’Etat gabonais dans la production nationale ». 

Des éléments qui attisent la curiosité des enquêteurs et sur la base desquels ils ont désormais décidé de creuser afin de d’en savoir un peu plus. Des suspicions qui si elles sont avérées vont considérablement agrandir les charges contre toutes les personnes citées dont Brice Laccruche Alihanga, ex directeur du cabinet et ses BLA-boys.    

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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