Gabon: l’Opam pour un apaisement des relations avec la HAC  

Guy Pierre Biteghe, président de l'OPAM, 2ème à partir de la droite et des membres de son bureau © GMT

C’est au cours de la cérémonie de rentrée solennelle qui s’est tenue le vendredi 16 novembre 2018 à Libreville, que l’Organisation patronale des médias (OPAM) a tenu à édifier l’opinion sur son fonctionnement et les perspectives en matière d’exercice de la liberté de la presse. A cette occasion, les responsables de cette organisation ont lancé un appel à la Haute autorité de la communication (HAC) pour une amélioration des rapports entre cette institution et les médias.

En effet, lors de cette rentrée solennelle, l’Opam a tout d’abord tenu à faire le point de l’activité des médias au cours de cette année. Elle s’est insurgée contre le climat délétère qui règne entre ces derniers et l’organe en charge de la régulation. Le président de cette organisation, Guy-Pierre Biteghe a pour ce faire relevé que cette reprise s’effectue alors que la situation est « marqué ces derniers temps par la fréquence des sanctions qui frappent le secteur qui est le nôtre par l’autorité de régulation».

Alors que la presse nationale n’a pas encore digéré l’interdiction d’exercer pour une durée de six mois d’un journaliste, la Haute autorité de la communication a de nouveau opté pour le tout répressif. Une position qui pour l’Organisation patronale des médias ne résoudra pas durablement le problème, c’est donc fort de ce constat que l’Opam a lancé un appel à la HAC afin d’aplanir les angles en indiquant que seuls les rapports de confiance et de respect pourront faciliter la tâche des uns et des autres.

Revenant sur l’actualité concernant la suspension des médias, elle n’a pas manqué de mentionner son mécontentement à l’endroit de l’autorité de régulation. « Autant nous remercions la HAC pour la confiance placée en nous, en nous impliquant dans la mise en place de l’équipe de communication pour la couverture médiatique de la dernière campagne électorale, autant nous ne cachons pas notre agacement et notre frustration au regard des sanctions qui frappent la presse libre actuellement », a lancé le président.

Face à la baisse du pouvoir d’achat des lecteurs, l’inégal accès aux sources de l’information, au refus des annonceurs, au bâillonnement de la presse et à la baisse drastique de la subvention de l’Etat, la presse libre se retrouve totalement exclue. Les difficultés auxquelles elle fait face risquent de la faire totalement disparaître, laissant le champ libre à une presse publique encore moins libre mais surtout soumise,  marquant ainsi le ralentissement d’une véritable démocratie déjà sujette à discussions dans notre pays.

Conscient que l’actualité est quasiment focalisée sur l’état de santé d’Ali Bongo Ondimba, hospitalisé depuis le 24 octobre dernier à Ryad en Arabie Saoudite, le président Guy-Pierre Biteghe a, au nom de tous les membres de l’Opam, souhaité « une prompte guérison au Chef de l’Etat hospitalisé loin de son pays ».

Laissez votre commentaire