vendredi,18 septembre 2020
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Gabon: l’OPAM déplore la mise à mort des entreprises de presse par la Haute autorité de la communication

C’est à la faveur d’une conférence de presse tenue le mardi 27 août dernier, suite aux suspensions de Gabonreview et du correspondant de Radio France internationale (RFI), Yves Laurent Goma que l’Organisation des patrons des médias (OPAM) s’est insurgée contre les sanctions extrémistes de la Haute autorité de la communication (HAC). Pour l’Opam, les décisions de la HAC mettent en péril la survie des entreprises de presse et exposent des compatriotes au chômage forcé. 

Depuis sa création il y a moins d’un an, la Haute autorité de la communication (HAC) n’a pas cessé d’être sous les feux des projecteurs. Ce mois d’août n’a pas dérogé à la règle, avec les suspensions de plusieurs médias en ligne par la HAC. Réagissant à la radicalisation des décisions de l’autorité de régulation des médias, l’Organisation des patrons des médias à travers son président Guy Pierre Biteghe a déploré des sanctions asphyxiantes et extrêmes pour des entreprises évoluant dans un secteur déjà très fragile. 

« Alors que la loi n°019/2016 du 09 août 2016, portant Code de la Communication en République Gabonaise, prévoit d’autres mesures en cas de faute professionnelle aux termes de son article 12 alinéa premier, la HAC opte systématiquement pour la suspension », a déclaré le président de l’Opam. Pour lui, le président de l’autorité de régulation, Raphaël Ntoutoume Nkoghe, est un « bourreau des médias » qui condamne à mort des entreprises qui se battent dignement.

Dans son allocution délivrée aux hommes des médias, Guy Pierre Biteghe rappelle que les sanctions extrêmes prises par le président de la HAC exposent aujourd’hui de nombreuses entreprises du secteur de la communication aux tensions de trésorerie, pire, à la cessation de paiement qui de facto conduit à mettre simplement la clé sous le paillasson et des Gabonaises et des Gabonais au chômage. Une situation qui « n’a que trop duré », selon le président de l’OPAM.

D’ailleurs, l’organisation des patrons des médias a tenu à condamner avec la dernière énergie ces fermetures systématiques des entreprises de presse avec les conséquences économiques néfastes auxquelles elles s’exposent. « L’OPAM condamne vertement, la mise à mort des entreprises éditrices de presse et de la liberté d’opinion au Gabon par la Haute Autorité de la Communication », a déclaré son président.

Gageons que l’appel à la raison du président de l’OPAM adressé à Raphaël Ntoutoume Nkoghe, président de la HAC ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd. Car il en va de la vie, voire de la survie de nombreux Gabonais qui ne sauraient se remettre d’un congé technique forcé ou d’un licenciement dans un contexte économique difficile.

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