Gabon: l’OPAM condamne les agissements de la HAC

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Dans un communiqué rendu public ce mercredi 29 août 2018, l’Organisation patronale des médias (OPAM) «s’insurge vigoureusement» contre les récentes décisions de la Haute autorité de la communication (HAC). Ainsi, face aux récentes interdictions de parution infligées à plusieurs médias gabonais et les arrestations arbitraires de journalistes, l’OPAM est montée au créneau.

C’est par le biais d’un communiqué de presse que l’Organisation patronale des médias a tenu à marquer son désaccord vis à vis des récentes décisions prises par la Haute autorité de la communication. En soulignant «l’enlèvement» du rédacteur en chef de Gabon Media Time Morel Mondjo, mais aussi l’interdiction de paraître infligée à plusieurs médias, dont Echos du Nord et La Loupe, l’organisation présidée par Guy Pierre Biteghe a tenu à marquer son désaccord.

L’OPAM a indiqué qu’elle «condamne fermement ces pratiques d’un autre âge, et fustige cette situation» tout en soulignant que ces «décisions hâtives créant un climat de terreur et de restriction», et «s’insurge vigoureusement» contre ce manque de respect vis à vis des entreprises de presse.

Rappelant la propension de la HAC à suspendre principalement les médias locaux, alors qu’elle vient de réduire de 12 à 3 mois celle de France 2 «certainement sous la pression de Paris», l’organisation invite le régulateur de la communication à ne pas céder à la tentation de faire du Gabon un «prédateur de la liberté d’expression». Par contre elle l’invite à privilégier «la concertation, la conscientisation et la pédagogie».

Pour rappel, la Haute autorité de la Communication est l’organe ayant remplacé le Conseil national de la communication (CNC). Elle était donc censée remédier aux manques imputées à son prédécesseur en privilégiant les libertés. Mais, force est de constater que jusqu’à présent elle brille par ses multiples «sanctions».

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