Gabon: L’Ong Educaf exige la libération des leaders jeunesse interpellés lors des manifestations

Le président de l’ONG Educaf Geoffroy Foumboula

En marge des événements relatifs aux revendications des élèves des lycées et collèges de la capitale concernant la réforme des critères d’attribution des bourses, plusieurs leaders de jeunesse ont été interpellés par les forces de sécurité puis conduits au siège de la police judiciaire sis au Komo. Une situation injuste qui a conduit l’organisation non gouvernementale Educaf à exiger la libération immédiate et sans condition de ces jeunes.



La  journée du 8 avril a été marquee par plusieurs manifestations pacifiques des élèves sur l’ensemble du territoire national pour dire non aux réformes envisagées par le gouvernement notamment sur la question des conditions d’attribution des bourses. Des manifestations qui, à Libreville, ont reçu le soutien de plusieurs leaders de jeunesse qui ont décidé de battre le bitume aux côtés de leurs petits frères, conduisant sans raison aucune à leur interpellation.

Ces arrestations musclées  et jugées « arbitraires » par l’ong Educaf auraient été effectuées par des agents de la police judiciaire infiltrés durant ces manifestations qui n’ont pourtant pas enregistré de débordement. Au nombre des personnes interpellées, on compte  entre autres Mayake, Paul Dariss Desouza, Vianey Nama, Freddy Mengome Mintsa, Richt Mbela et Lewis Zoulabob, tous acteurs des organismes de la jeunesse. Ces jeunes ont été interpellés au motif de  trouble à l’ordre public.

Réagissant à ces arrestations, le président de l’Ong Educaf Geoffroy Foumboula s’est insurgé contre ces interpellations tous azimuts dans lesquelles se sont spécialisées les forces de sécurité gabonaises. «   merci à vous pour notre jeunesse que vous sacrifiez sans vergogne » , a-t-il martelé. Poursuivant son propos, ce dernier a demandé la liberté pour tous les interpellés. «  L’ong Educaf exige la libération de Ayew Jasmin Nzoulabob membre d’Educaf et des autres leaders arbitrairement détenus au sein des locaux de la Direction de la Sûreté Urbaine ».

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