Gabon: l’ONEP lance un ultimatum au gouvernement

Sylvain Mayabi Binet (2ème à partir de la gauche) secérataire général de l'ONEP © 7 jours Infos

Face à la nonsatisfaction des revendications qui prévaut au sein du secteur pétrolier et activités connexes, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) a organisé une assemblée générale le 3 décembre à Libreville. Au terme de cette rencontre, la structure syndicale a décidé du dépôt d’un préavis de grève sur la table du premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet.

Ainsi, dans la correspondance adressée au chef du gouvernement, l’ONEP dénonce les violations récurrentes, par les employeurs du secteur pétrolier et activités connexes, des dispositions des conventions n°87 et n°98 de l’OIT et celle des dispositions légales et réglementaires en matière de travail, d’emploi et de sécurité sociale.

L’organisation syndicale qui réunit près de 3 000 adhérents n’a pas manqué de revenir également sur le comportement des employeurs en tête desquels Total Gabon qui  « montre son entêtement, que le code du travail ainsi qu’une décision de justice n’ont pas de valeur devant son autorité, au grand dam de la protection des emplois des travailleurs gabonaise ».

Lors du point de presse qu’il a animé pour l’occasion, le secrétaire général de l’Organisation nationale des employés du pétrole Sylvain Mayabi Binet est longuement revenu sur les points de revendications qui plombent l’ensemble du secteur.  Il a denoncer « les violations récurrentes, par les employeurs du secteur pétrolier et activités connexes, des dispositions légales et réglementaires en matière de travail, d’emploi et de sécurité sociale».

Par ailleurs, l’organisation syndicale a conditionné un retour d’accalmie par la satisfaction de plusieurs revendications notamment « la réintégration, immédiate et sans condition, de l’ensemble des six travailleurs gabonais licenciés illégalement par Total Gabon, avec paiement des salaires dus » ou encore la satisfaction des dix- huit points dits de « droit ».

« Ce préavis, reconductible, expire le lundi 10 décembre 2018 à 23 heures 59 minutes. Passé ce délai, si aucune évolution satisfaisante n’est constatée, l’Onep déclenche la grève le mardi 11 décembre 2018, à partir de 06 heures au sein de toutes les installations (sites et bases) des entreprises du secteur pétrolier et activités connexes, pour une durée de trois (3) jours », a averti l’ONEP.

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