Gabon: l’obligation de Reporting, une des conclusions de la «Task Force» sur les Finances publiques

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Au coeur des réformes menées par le ministère du Budget et des Comptes publics, « l’obligation de Reporting » instituée par l’arrêté du 13 mars 2019, suscite bien des réactions. Entre ceux qui trouvent cette mesure contraignante, et ceux qui la défendent, les avis divergent. Et pourtant cette mesure issue de la « Task Force » sur les finances publiques de Juin 2018 pourrait permettre une plus grande fluidité dans la remontée des informations, même si elle peine à convaincre en interne comme l’ont indiqué certaines sources à notre rédaction.



Fer de lance de la nouvelle politique budgétaire mise en oeuvre par le ministre du Budget et des Comptes publics, Jean Fidèle Otandault dans sa stratégie de réduction et d’optimisation des dépenses publiques, la mesure instituant « l’obligation de Reporting » pour toutes les opérations de dépense de l’Etat, fait partie d’une série de mesures prises au sortir de la « Task Force » sur les finances publiques de Juin 2018.

En effet, cette mesure qui selon certaines sources « découle des plaintes des ministres en matière de remontée d’informations », a été instituée pour permettre aux différents ministres qui sont entre autres les ordonnateurs principaux du Budget de l’Etat, d’être en totale harmonie avec une des dispositions de la Loi Organique relative aux Lois de finances et à l’exécution du Budget (LOLFEB), et ce, afin de fluidifier la chaîne d’information.

Devant également permettre aux pouvoirs publics de s’arrimer aux « normes de gestion internationalement reconnues », l’obligation de Reporting qui peut également être considérée comme une résultante voire une continuité de la Budgétisation par Objectif de Programme (BOP), survient dans un contexte particulier de réduction drastique du train de vie de l’Etat.

Alors que les finances publiques n’ont jamais été dans une situation aussi délicate et que leur rationalisation pose de plus en plus des problèmes tant structurels qu’organisationnels, l’Obligation de Reporting ou communication de données en temps réel, pourrait constituer un rempart à différentes formes de malversations. Encore faudrait-il que la chaîne d’information soit rendue fluide, et que les parties concernées prennent la mesure de leurs missions.

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