Gabon: l’impact économique d’olam entre 2010-2017 objet d’une étude

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Ce mardi 29 mai, l’hôtel Radisson Blu de Libreville a été le cadre choisi pour la cérémonie de restitution de l’étude intitulée «Impacts des activités du Groupe Olam sur l’économie de la République gabonaise entre 2010-2017». Réalisée par l’économiste Mays Mouissi avec l’appui du secrétaire exécutif de BrainForest et Marc Ona Essangui, cette analyse avait pour objectif de cerner l’impact positif et les limites des investissements effectués depuis bientôt 7 ans par la filiale gabonaise du groupe singapourien Olam.

En effet, lors de cette conférence qui a vu la présence du Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, des ministres de l’Economie, Jean Marie Ogandaga, de l’Agriculture, Biendi Maganga Moussavou, de l’Industrie et de l’Entreprenariat national, Carmen Ndaot et de la Promotion des Investissements, Madeleine Berre, il était question de présenter l’étude réalisée sur les activités d’Olam au Gabon.

Menée par l’économiste, Mays Mouissi cette étude note que l’entreprise singapourienne qui a conclu un Partenariats public-privé (PPP) avec l’État gabonais a massivement investi dans plusieurs secteurs notamment dans l’agriculture, l’industrie et les transports. Le rapport indique que «sur le plan national, en 2016 Olam a contribué à hauteur de 295 milliards Fcfa dans la formation du PIB nominal du Gabon et que sur le plan macro-sectoriel, en 2016 elle était à l’origine de 50% de la valeur ajoutée créée par le secteur agricole, 40% de la valeur ajoutée créée par l’industrie du bois, 30% de la valeur ajoutée créée par l’industrie agroalimentaire et 5% de la valeur ajoutée créée dans le domaine des transports».

Des chiffres de l’activité de l’entreprise qui pour l’économiste peuvent être un motif de satisfaction, mais qui comprend également quelques points négatifs. Il a souligné le manque de transparence d’Olam concernant notamment la publication de son chiffre d’affaire, du mode de rémunération de ses employés,  qui a pour conséquence de susciter des supputations au sein de l’opinion.

Sur le plan social et environnemental, Marc Ona Essangui n’a pas manqué de décliner les insuffisances qui entourent les investissements dans les localités impactées par l’activité d’Olam. «Les infrastructures qui ont été réalisées, il s’agit des choix qui étaient imposés par des politiques. Ainsi Olam mettait en place des bâtiments mais le gouvernement a complètement démissionné dans l’arrière pays. Donc nous avons pensé que ce sont des investissements à perte. Nos recommandations c’est de dire si Olam veut vraiment contribuer dans le développement du pays il doit le faire en concertation avec les populations», a-t-il relevé.

Toutefois, on peut noter que cette étude réalisée à la demande de l’entreprise témoigne de sa volonté de transparence dans l’exercice de ses activités et celles de ses fournisseurs également critiqués pour des violations des droits humains et de l’environnement.

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