samedi,4 décembre 2021
AccueilDerniers articlesGabon: l’hôpital psychiatrique de Melen plus que l'ombre de lui-même

Gabon: l’hôpital psychiatrique de Melen plus que l’ombre de lui-même

Ecouter cet article

Créé en 1982 en périphérie de Libreville pour devenir un établissement de référence en Afrique, l’hôpital psychiatrique de Melen n’est plus depuis que l’ombre de lui-même. En effet, lors d’une interview accordée au site Gabonreview, le directeur général de cet établissement Thierry Bayito Mokoko a regretté l’insuffisance des moyens mis à sa disposition pour le fonctionnement de la structure et qui rend difficile la prise en charge des patients. 

Seul établissement spécialisé dans les soins psychiatriques, cette structure connaît depuis plusieurs années des difficultés sans précédent.  En effet, l’accès à des soins de santé semble être quasiment impossible pour les personnes souffrant de troubles mentaux. Toute chose qui a pour conséquence l’observation de patients souffrant de déficience qui traînent dans les rues de Libreville et ses environs.  

Entre autres difficultés rencontrées par l’hôpital le manque de matériels et de moyens roulants, la vétusté des bâtiments, mais aussi le manque de personnel soignant. Une situation qui selon le directeur général de cet établissement hospitalier spécialisé serait liée aux faibles moyens alloués par l’Etat pour la gestion de cette structure.  

 « Notre budget est toujours stagnant, il n’évolue pas. Jadis, il y a peut-être dix ans, il oscillait entre 400 et 500 millions de francs CFA. Or, aujourd’hui, cette enveloppe est de près de 200 millions de francs CFA. Avec ce budget, nous ne pouvons pas nous en sortir, surtout pour l’achat des médicaments », a confié Thierry Bayito Mokoko à notre confrère de Gabon Review

Dans le même ordre d’idées, il a indiqué que l’établissement ne comptait que deux médecins psychiatres et huit techniciens supérieurs. Un sous effectif qui rendrait le suivi des malades difficile« il faut qu’on ouvre au sein de l’Institut national de formation d’action sanitaire et sociale (Infass), une filière santé mentale pour former non seulement les personnels qui vont servir ici, mais également à l’intérieur du pays » a-t-il déclaré.

Toute chose qui devrait interpeller le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda et le ministre de la Santé, le Dr. Guy-Patrick Obiang Ndong afin qu’ils se penchent également sur ce cas qui fait écho à l’appel de nombreuses structures hospitalières du « Grand Libreville » mais aussi de l’intérieur du pays qui manquent de personnels et d’équipements pour prendre en charge comme il se doit ces nombreux compatriotes. 

Laissez votre commentaire

Andy Marvine Nzehttp://gabonmediatime.com
Fils de Lambaréné, passionné d'écriture et féru des réseaux sociaux, qui a à cœur d'informer sur l'actualité gabonaise et internationale. Avant j'étais chef de classe, maintenant je suis titulaire d'un Master en Sciences Politiques et relations internationales
Pub_Moov Money BGFIBank
Enami Shop