mardi,1 décembre 2020
Accueil A La Une Gabon: «l’homosexualité n’est pas un droit humain», selon l’Eglise catholique

Gabon: «l’homosexualité n’est pas un droit humain», selon l’Eglise catholique

C’est à travers une déclaration rendue publique ce jeudi 25 juin 2020 que l’Archevêque de Libreville  Monseigneur Jean-Patrick Iba-Ba a tenu à réagir à l’actualité sur l’adoption par l’Assemblée nationale du retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 du Code pénal prévoyant la répression de l’homosexualité. s’exprimant au nom des évêques de l’Eglise catholique du Gabon, ce dernier, tout en condamnant cette position de la chambre basse du parlement, a estimé que « l’homosexualité n’est pas un droit humain ».

Au lendemain de la validation du retrait de la disposition  incriminant l’homosexualité au Gabon par l’Assemblée nationale, les membres de la société civile, et plusieurs acteurs politiques n’ont pas tardé à manifester leur indignation. Une décision qui a notamment fait réagir l’Eglise catholique qui s’est fortement insurgée contre la décision des représentants du peuple. 

Dans sa déclaration qu’il a qualifiée de  « cri de douleur », l’archevêque de Libreville s’est insurgé contre cette pratique considérée comme « contre nature, une abomination portant atteinte à l’anthropologie, à la famille, portant atteinte au fondement de la société ». S’appuyant sur des préceptes bibliques, Monseigneur Jean-Patrick Iba-Ba, affirme que l’homosexualité n’est pas un droit humain.  

« Il ne s’agit pas de diaboliser qui que ce soit, ni de jeter des pierres, mais de nous ouvrir à la vérité. La Bible nous éclaire en affirmant que l’homosexualité n’est pas un droit humain, mais une aliénation qui nuit gravement à l’humanité car fondée sur aucune valeur propre à l’être humain », a-t-il indiqué, faisant référence au passage de Lévitique 18:22 qui dit: « tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination ». 

Pour l’Archevêque de Libreville, « rejeter l’homosexualité est un devoir, une protection des valeurs millénaires de nos civilisations et non une discrimination ». Il invite ainsi les plus hautes autorités à prendre leurs responsabilités pour que les institutions se réconcilient avec le peuple gabonais et les valeurs qui font le creuset du patrimoine national du pays.  

Laissez votre commentaire

Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
Global Media Time Gif 2px
Bestheinfusion