Gabon: l’homicide du CHUL était-il commandité ?

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5 jours après le drame survenu le samedi 11 mai dernier au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) dont la victime a été Max Martial Mba Ekoh, l’heure est peut-être à la lucidité. Et pour cause, le principal témoin de ce crime crapuleux vient de livrer une version des faits qui rebat toutes les cartes et entrevoit l’hypothèse réelle d’un assassinat commandité.  



L’affaire de la présumée Tchiza qui aurait assassiné son prétendu ancien bon ami par injection est loin d’avoir livré toute sa vérité. Des nouveaux éléments livrés par la femme du défunt dans un entretien accordé au quotidien L’Union laissent entrevoir une autre version des faits.  « contrairement aux dires, elle ne s’était pas déguisée en infirmière. Elle est venue en tenue civile et m’a demandé si le médecin était passé après que mon mari a fait la crise. J’ai répondu oui. Puis elle est partie sans décliner son identité. Mais elle savait que mon mari venait de faire une crise », a-t-elle indiqué.

Avant de poursuivre « vers 7h du matin quand ell est revenue je n’ai eu de cesse demander son identité mais elle ne faisait pas cas. Elle est sortie et s’est mise à parler avec une infirmière avec qui elle est entrée. Une fois devant mon mari, l’infirmière a exécutait ses recommandations. J’ai alors demandé à nouveau qui est la dame? Mais l’infirmière m’a répondu qu’elle aussi ne connaissait pas car au CHUL on change d’internes tous les trimestres . Étrangement, l’infirmière est sortie mais la dame non. C’est à cet instant qu’elle a introduit un liquide par seringue dans le glucosé de mon époux. Là, ma belle-mère et moi qui étions présentes l’avons vu gesticuler fortement avant de lâcher prise » dit-elle.

C’est à ce moment que la bagarre débute car Peggy Malola, la présumée tueuse, a tenté de s’enfuir. Molestée par l’épouse, les secours n’ont pas tardé à arriver. Maîtrisée la dame aurait avoué ne pas connaître sa victime et qu’elle aurait été envoyée pour le tuer. Qui ? Pourquoi alors qu’il sortait d’un Avc ? Et comment savait-elle le numéro de chambre de la victime ? A-t-elle été mandatée ou est-elle démentielle ? Autant de questions qui taraudent les esprits des enquêteurs qui en plus de se heurter à un mûr sont contraints de fournir dans les plus brefs délais les conclusions de leurs investigations. Une chose est sûre la vérité jaillira!

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