Gabon: les transporteurs terrestres déconseillent l’augmentation des prix du transport

Une vue des taxis bus stationnés à Libreville © D.R.

La coalition des transporteurs terrestres a appelé les taximen et tous les autres acteurs du secteur des transports à ne pas procéder à une augmentation des prix du transport suite à la dernière hausse du prix du carburant décidée par la Commission nationale de fixation des produits pétroliers (CNFPP). Cette exhortation résulte de l’assemblée générale tenue le samedi 8 juin dernier dans une salle de l’école publique de la Sorbonne sise au 3ème arrondissement de Libreville.  



Après avoir constaté la hausse du prix du carburant à la pompe, plusieurs transporteurs terrestres auraient entrepris d’augmenter à leur tour le prix du transport. Ces rumeurs s’étaient répandues comme une traînée de poudre dans l’opinion par le biais des réseaux sociaux. C’est dans l’optique de rassurer les usagers craintifs que le porte parole de la coalition Jean Robert Menie a présidé une assemblée générale le samedi 8 juin dernier  au sortir de laquelle, elle a déconseillé une hausse du prix de transport.

Pour Jean Robert Menie, il était important de prendre en compte la crise conjoncturelle que traverse le pays avant la prise d’une telle mesure. « Bien que nous désapprouvions l’augmentation des prix du carburant à la pompe, il n’est pas d’actualité, pour l’instant, d’asphyxier les populations gabonaises qui peinent déjà à joindre les deux bouts. Une augmentation serait préjudiciable aux Gabonais », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, il est revenu sur l’inefficacité des mesures adoptées dans la lutte contre le racket des taximen « Nous constatons les mêmes habitudes et mêmes réflexes persistent malgré les consignes du ministre d’État à l’intérieur qui ont été relayées par le Cochef. Elles ne sont pas suivies sur le terrain. » , a-t-il martelé.

Avant d’annoncer la mise en place d’une caravane pour optimiser l’application des mesures gouvernementales. « Compte tenu de tout cela, L’Assemblée générale a décidé de mettre en place dès ce jour la caravane de pression intense (Cpi) afin de réétudier la question avec tous les ministres concernés », a-t-il conclu

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