Gabon: «les résultats obtenus jusqu’à la fin juin 2018 sont médiocres», selon le rapport du FMI

Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du FMI © D.R

C’est l’une des conclusions du rapport pays du FMI sur la troisième revue de l’accord élargi au titre du MEDC, rendu public le 15 février dernier. Si celuici souligne que « les risques politiques semblent s’être atténués à la suite des élections d’octobre » mais aussi que  « l’économie reprend lentement, la consolidation budgétaire se poursuit, l’inflation reste faible et que la balance commerciale s’améliore », il ne manque pas d’égratigner les autorités.



En effet, pour les services du FMI, en ce qui concerne la mise en œuvre du programme, notamment sa conditionnalité, « les  résultats obtenus jusqu’à la fin juin 2018 sont médiocres ». Pour cause, selon le rapport, deux des quatre critères de réalisation quantitatifs à la fin juin 2018 n’ont pas été respectés, et le plafond permanent de zéro pour les arriérés extérieurs n’a pas non plus été respecté.

Si les deux autres critères de réalisation quantitatifs ont été respectés, « les trois objectifs indicatifs (fixés par le FMI) n’ont pas été atteints ». Autant de motifs d’insatisfaction de l’institution internationale, qui expliquent la cascade de mesures d’austérité prises en juillet 2018 par les autorités, qui devaient impérativement trouver des solutions dans l’urgence.

Bien que la mise en œuvre du programme s’est améliorée depuis l’achèvement de la deuxième revue, et que la plupart des objectifs indicatifs pour la fin septembre 2018 aient été atteints, de nouveaux arriérés extérieurs se sont accumulés, plombant les perpectives à court et moyen termes. Il serait donc plus pertinent pour les dirigeants, de sortir de l’urgence et « s’arrimer davantage à la planification » comme l’a rappelé Julien Nkoghe Bekale ce mardi.

A noter que les 99 millions de dollars décaissés le 19 décembre 2018 par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), portent le total des décaissements au titre de l’accord jusqu’à présent à 285,72 millions de DTS (environ 395,9 millions de dollars) en faveur du Gabon, pour appuyer le Plan de relance de l’Economie (PRE).

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